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« Une toile d’araignée figée depuis 112 millions d’années » : une découverte fascinante révèle la vie du Crétacé en Amazonie

Rémi Ohana Par Rémi Ohana
4 min de lecture
« Une toile d’araignée figée depuis 112 millions d’années » : une découverte fascinante révèle la vie du Crétacé en Amazonie
Illustration de la découverte d'insectes et d'une toile d'araignée dans de l'ambre vieux de 112 millions d'années.
EN BREF
  • 🦟 Découverte d’insectes préservés dans de l’ambre vieille de 112 millions d’années.
  • 🕸️ Une toile d’araignée trouvée parmi les bio-inclusions de l’ambre.
  • Les dépôts d’ambre proviennent de conifères de la famille des Araucaria.
  • Les chercheurs espèrent que ces trouvailles encourageront davantage de recherches en Amazonie.

Des découvertes fascinantes ont été faites dans une carrière de l’Amazonie, où des insectes parfaitement conservés et une toile d’araignée ont été trouvés dans de l’ambre datant de 112 millions d’années. Cette résine fossilisée, provenant d’anciens conifères, a permis de capturer des fragments de vie de l’époque du Crétacé, offrant un aperçu unique sur la biodiversité de cette période préhistorique. Les scientifiques, dirigés par Xavier Delclòs de l’Université de Barcelone, ont exploré la carrière de Genoveva en Équateur pour recueillir ces précieuses inclusions biologiques.

Origine et composition de l’ambre

L’ambre découvert dans la carrière provient de la résine des conifères de la famille des Araucaria. Ces arbres couvraient autrefois la région lorsque l’Équateur moderne faisait partie du supercontinent Gondwana. L’ambre peut se former à partir des parties aériennes des arbres ou de leurs racines. Les dépôts aériens sont plus susceptibles de contenir des restes d’insectes et d’autres formes de vie qui ont été piégés dans la résine avant qu’elle ne se fossilise.

Dans le cas de la carrière de Genoveva, bien que la plupart des dépôts proviennent de sources souterraines, l’équipe a réussi à collecter 60 morceaux d’ambre aérien prometteurs. Ces morceaux ont été analysés en laboratoire, révélant des bio-inclusions datant de la période du Crétacé. Parmi ces inclusions, on trouve des insectes, des fragments de plantes et même une toile d’araignée, tous préservés dans un état remarquable.

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Une biodiversité exceptionnelle

Les bio-inclusions découvertes dans l’ambre offrent un aperçu précieux de la vie au Crétacé. Parmi les insectes, on trouve différentes sortes de mouches, de guêpes, de moucherons, de coléoptères et de moustiques. Ces créatures vivaient aux côtés des dinosaures dans une forêt humide près de l’équateur. Certaines espèces, notamment les moustiques, avaient besoin d’eau pour compléter leur cycle de vie, indiquant la présence probable de lacs, de rivières et de marécages.

Xavier Delclòs souligne que certaines moustiques étaient hématophages, ce qui signifie qu’elles se nourrissaient du sang de vertébrés, probablement des dinosaures aviens ou non aviens. Toutefois, toute trace d’ADN de dinosaure aurait été détruite depuis longtemps par les produits chimiques présents dans la résine, rendant impossible la création d’un « Jurassic Park » à partir de cet ambre.

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Une première pour l’Amérique du Sud

Cette découverte est d’autant plus significative qu’il s’agit de la première fois que de l’ambre mésozoïque avec des inclusions biologiques d’insectes et d’araignées est trouvé en Amérique du Sud. Chaque espèce découverte est nouvelle pour la science, enrichissant notre compréhension de la biodiversité passée sur le continent sud-américain.

Les conditions environnementales de l’époque ont sans doute favorisé la biodiversité exceptionnelle observée dans l’ambre. Avec la combinaison de forêts denses et de zones humides, la région offrait un habitat riche et varié pour de nombreuses espèces. Cette découverte souligne également l’importance de l’Amazonie comme site paléontologique, offrant un aperçu des écosystèmes anciens dans une région encore largement inexplorée.

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Implications pour la recherche future

L’analyse de ces inclusions biologiques pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre les interactions écologiques et l’évolution des espèces au Crétacé. Les scientifiques espèrent que ces découvertes encourageront des recherches supplémentaires dans d’autres régions de l’Amazonie, à la recherche de dépôts d’ambre similaires.

Les avancées technologiques dans l’analyse des fossiles permettent de mieux comprendre la composition chimique de la résine et la manière dont elle préserve les inclusions. Ces méthodes pourraient un jour révéler des informations jusque-là inaccessibles sur les organismes piégés dans l’ambre, offrant ainsi de nouvelles perspectives sur l’histoire ancienne de notre planète.

Ces découvertes fascinantes soulèvent de nombreuses questions sur l’évolution et l’adaptation des espèces à travers le temps. Quels autres secrets l’ambre de l’Amazonie pourrait-il encore révéler sur notre passé lointain ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Rémi Ohana

L’actualité, remise en perspective

Rémi Ohana

Ingénieur de recherche pendant sept ans dans un laboratoire public de physique des matériaux, Rémi Ohana écrit pour Newsly sur les sciences, les technologies et le numérique. Il suit aussi les enjeux économiques de l'innovation. Il distingue les résultats publiés des simples annonces. Il grimpe en salle deux soirs par semaine.