Moscou accueillera les Mondiaux d’haltérophilie en 2030, une première depuis la guerre en Ukraine
Moscou accueillera les Mondiaux d’haltérophilie en 2030, première compétition mondiale de ce rang organisée en Russie depuis le début de la guerre en Ukraine.
En bref
- L’IWF a désigné Moscou pour 2030 et Ahmedabad pour 2029.
- La Fédération russe d’haltérophilie parle d’une victoire symbolique, ce qui reste son interprétation.
- Judo et natation ont réintégré les athlètes russes et biélorusses, World Athletics maintient leur exclusion.
La Russie va de nouveau recevoir un championnat du monde d’une discipline olympique. La Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) a fait connaître son choix le dimanche 25 octobre : Moscou organisera ses Mondiaux en 2030. Selon HuffPost France, aucun événement de ce rang n’avait eu lieu dans le pays depuis le début de la guerre en Ukraine.
Moscou en 2030, Ahmedabad en 2029
L’instance a réglé deux échéances dans un même communiqué. « Les championnats du monde 2029 seront organisés à Ahmedabad (Inde) et Moscou (Russie) accueillera l’édition 2030 », a indiqué l’IWF.
Le choix de la capitale russe met fin à plusieurs années durant lesquelles le pays a été absent des organisateurs de grandes compétitions sportives internationales. Depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, aucun championnat du monde d’une discipline olympique n’avait été organisé sur le territoire russe. Certaines épreuves qui devaient s’y dérouler ont même été transférées ailleurs : les Mondiaux de natation de 2025, par exemple, se sont finalement tenus à Singapour.
Cette désignation intervient après une autre décision de la fédération. En juin dernier, l’IWF avait choisi de réintégrer pleinement les athlètes russes et biélorusses dans ses compétitions, et l’attribution de 2030 s’inscrit, selon le récit de HuffPost France, dans ce mouvement plus large de retour des sportifs des deux pays dans le sport international.
La réaction de la fédération russe
La Fédération russe d’haltérophilie a salué l’annonce sur les réseaux sociaux. Elle se présente comme la première fédération de sports olympiques à réussir à ramener dans le pays une compétition officielle de haut niveau depuis des années. Pour elle, la décision représente une victoire symbolique ; cette lecture est la sienne et ne constitue pas un constat partagé par l’ensemble des acteurs du sport.

L’annonce est intervenue le jour même de la décision, et l’instance russe a immédiatement réagi, selon la même source. L’IWF n’a pas détaillé, dans son communiqué cité par la presse, les raisons qui l’ont conduite à retenir Moscou.
Des fédérations aux positions opposées
L’haltérophilie n’est pas la seule discipline à avoir rouvert ses portes aux sportifs russes et biélorusses. D’autres fédérations ont pris des décisions similaires de réintégration, notamment en judo et en natation. Le mouvement ne fait toutefois pas l’unanimité dans le monde du sport, comme le résume le tableau ci-dessous.
| Fédération | Position sur les athlètes russes et biélorusses |
|---|---|
| IWF (haltérophilie) | Réintégration pleine décidée en juin dernier |
| Judo | Décision de réintégration similaire |
| Natation | Décision de réintégration similaire |
| World Athletics | Exclusion totale maintenue |
Le calendrier de l’IWF place donc l’Inde en 2029 puis la Russie en 2030 pour ses championnats du monde, alors que la date exacte, le lieu précis et les conditions de participation de l’édition moscovite n’ont pas été communiqués.
La natation illustre le décalage entre ouverture aux sportifs et accueil des épreuves : sa fédération a décidé de réintégrer les athlètes russes et biélorusses, mais, d’après HuffPost France, ses Mondiaux de 2025, d’abord attendus en Russie, ont été disputés à Singapour. L’haltérophilie suit une voie différente, puisque l’IWF associe désormais le retour des athlètes à l’attribution d’une compétition mondiale à Moscou, tandis que World Athletics, de son côté, ne modifie pas sa ligne.
Photo : Ketut Subiyanto / Pexels



