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« Le casque Anduril transforme les soldats en surhommes » : un contrat de 159 M$ pour équiper l’armée US face aux menaces modernes

Irène Castelnau Par Irène Castelnau
4 min de lecture
« Le casque Anduril transforme les soldats en surhommes » : un contrat de 159 M$ pour équiper l’armée US face aux menaces modernes
Illustration de casques de réalité mixte développés par Anduril pour l'armée américaine.
EN BREF
  • 🪖 Anduril décroche un contrat de 159 millions de dollars pour des casques de réalité mixte.
  • 🛰️ Le système combine vision nocturne, intelligence artificielle et réalité augmentée.
  • 💡 Le programme vise à améliorer la prise de décision et la perception sur le champ de bataille.
  • 🔧 Collaboration avec Meta, OSI et Qualcomm pour développer le matériel.

Anduril Industries a récemment décroché un contrat de 159 millions de dollars de la part de l’armée américaine pour le développement d’un système de réalité mixte monté sur casque. Ce projet ambitieux, partie intégrante du programme Soldier Borne Mission Command (SBMC), vise à doter les soldats de capacités semblables à celles des super-héros grâce à la fusion de la vision nocturne, de la réalité augmentée et de l’intelligence artificielle en une seule plateforme. Ce système promet d’améliorer la rapidité de prise de décision et la compréhension du champ de bataille dans des environnements contestés. Cette initiative fait suite à des efforts antérieurs, notamment ceux développés avec Microsoft, qui ont rencontré des difficultés techniques et des retards.

Technologie modulaire et architecture ouverte

Anduril collabore avec plusieurs partenaires technologiques de poids tels que Meta, OSI, Qualcomm et Gentex pour concevoir le matériel de ce système innovant. Le casque affichera des images diurnes, nocturnes et thermiques, tout en intégrant des renseignements en temps réel. Les soldats pourront adapter les composants modulaires en fonction de leur mission spécifique. Le cœur logiciel de ce système, le Soldier Borne Mission Command-Architecture (SBMC-A), repose sur la plateforme Lattice d’Anduril. Il connecte les affichages tête haute à des dispositifs informatiques périphériques et à des capteurs sur le champ de bataille.

Parmi les partenaires d’Anduril figurent Palantir, L3Harris, Persistent Systems, Sierra Nevada Corporation et Maxar Intelligence. SBMC-A a déjà été testé avec les casques IVAS 1.2 existants, permettant aux soldats de contrôler des drones à plus de trois kilomètres de distance directement depuis leur dispositif monté sur casque. Un des avantages majeurs de cette architecture est la rapidité des mises à jour logicielles, réduisant considérablement le temps requis pour intégrer les retours des soldats et diminuer les coûts.

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Redéfinir l'engagement sur le terrain

Le programme SBMC est présenté par l'armée comme son plus grand projet à ce jour visant à équiper chaque soldat d'une perception augmentée et d'une capacité décisionnelle accrue. Ce programme intègre les leçons tirées de plus de 260 000 heures de retour d'expérience des soldats durant le programme IVAS. Les officiels considèrent ce programme comme crucial pour surmonter les défis majeurs du champ de bataille, notamment l'information fragmentée. Actuellement, les chefs d'escouade doivent souvent combiner cartes, radios et applications pour suivre leurs équipes et les menaces, gaspillant ainsi de précieuses secondes.

En fusionnant les capteurs, les renseignements et les outils de commandement, l'armée espère inverser cet inconvénient. Chaque soldat pourrait ainsi voir plus loin, en savoir plus et agir plus rapidement. Ensemble, SBMC et SBMC-A visent à redéfinir les systèmes de soldat, promettant de dépasser la simple vision nocturne pour atteindre une augmentation perceptuelle complète.

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Un tournant pour l'armée

Le contrat avec Anduril représente la dernière tentative de l'armée de moderniser ses équipements après des années de frustration avec les systèmes de casque monté antérieurs. Si le prototype d'Anduril se révèle concluant, il pourrait représenter le saut générationnel que l'armée recherche depuis l'initiative IVAS. Cette collaboration entre l'armée et le secteur privé pourrait bien être le catalyseur nécessaire pour transformer la façon dont les soldats perçoivent et interagissent avec leur environnement sur le champ de bataille.

En se concentrant sur un cadre de composants modulaires, Anduril et ses partenaires permettent aux soldats de choisir l'équipement le plus efficace pour leurs besoins spécifiques de mission. Ce niveau de personnalisation et de flexibilité pourrait être essentiel pour s'adapter aux divers scénarios opérationnels auxquels les soldats sont confrontés.

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Perspectives et défis

Bien que prometteur, le programme SBMC n'est pas sans défis. L'intégration de technologies avancées dans un système unique nécessite des tests rigoureux pour s'assurer de la fiabilité et de l'efficacité sur le terrain. Les retours d'expérience des soldats seront cruciaux pour affiner continuellement le système. De plus, la gestion des coûts et des délais de livraison reste une priorité pour éviter de répéter les erreurs passées observées avec le programme IVAS.

La coopération internationale et l'échange de technologies pourraient également jouer un rôle dans le développement de ces systèmes de nouvelle génération. Comment ces innovations vont-elles transformer les opérations militaires dans les années à venir, et quel impact auront-elles sur les doctrines militaires existantes ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Irène Castelnau

L’actualité, remise en perspective

Irène Castelnau

Bibliothécaire pendant trente ans, dont vingt dans une médiathèque de la banlieue toulousaine, Irène Castelnau écrit pour Newsly sur la culture, la société et la consommation. Elle traite aussi l'économie du quotidien : prix, budget des ménages, aides publiques. Elle aime revenir sur un sujet quelques mois plus tard pour voir ce qui a changé. Elle joue du violoncelle dans un orchestre amateur.