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Lors de l’événement Drone Show Korea 2025, la marine de la République de Corée (ROK Navy) a présenté un modèle conceptuel de navire de surface sans équipage (USV) de combat. Cette présentation marque une étape importante dans le développement des capacités de défense de la Corée du Sud, car c’est la première fois qu’un modèle physique de ce type est exposé lors d’une exposition liée à la défense. Le modèle est appelé « modèle étendu » en raison de l’intégration de cinq systèmes d’armes et de capteurs déjà utilisés par la marine sud-coréenne, ainsi que de systèmes futurs envisagés.
Un modèle conceptuel riche en innovations
Le modèle conceptuel du USV de combat de la ROK Navy se distingue par son intégration de technologies avancées. Celui-ci inclut des systèmes d’armes et de capteurs largement utilisés par la marine sud-coréenne. Le modèle est divisé en deux versions : Batch-I et Batch-II. Le Batch-I, plus léger avec sa plateforme de 100 tonnes, est équipé d’un canon téléopéré de 20 mm et d’une roquette guidée de 130 mm. En termes de capteurs, il comprend des systèmes EO/IR, EOTS, LiDAR, et une caméra d’imagerie à 360 degrés. Le Batch-II se distingue par l’intégration d’un système de lancement de drones-suicides en essaim, une technologie mise en avant par de nombreuses entreprises de drones lors du DSK 2025.
La stratégie évolutive adoptée par la ROK Navy pour le développement du USV de combat met en lumière leur volonté de combiner les technologies des deux versions. L’objectif ultime est de créer un navire autonome capable de navigation, de suivi, et de ciblage jusqu’à l’approbation finale de l’engagement. Une fois autorisé, le système pourra engager les cibles de façon autonome, renforçant ainsi les capacités de défense maritime.
Des systèmes d’armes et de capteurs avancés
Le modèle étendu du USV de combat est équipé de cinq systèmes d’armes clés, dont un canon téléopéré de 20 mm, une roquette guidée « Poniard » de 70 mm, une roquette guidée de 130 mm, un missile anti-navire C-Star, et un système de lancement de drones-suicides en essaim. De plus, il est doté d’un radar multifonction AESA miniaturisé pour la détection longue portée et d’un système de brouillage similaire au Rheinmetall MASS. Pour la propulsion, le modèle utilise trois hydrojets, offrant une maniabilité exceptionnelle sur l’eau.
Cette configuration permet au USV de combattre efficacement dans des missions de guerre en surface sans nécessiter la présence d’équipage à bord, ce qui minimise les risques humains. La capacité à opérer avec une variété de systèmes d’armes représente un atout majeur pour la ROK Navy, lui permettant d’adapter ses stratégies en fonction des menaces rencontrées.
La transition vers des capacités autonomes
La marine sud-coréenne a intensifié ses efforts pour développer des capacités autonomes, notamment après l’annulation récente de son programme de porte-avions. Sous le concept Sea GHOST, plusieurs actifs autonomes ont progressé dans leur développement, avec leur phase de conception se terminant récemment. Parmi ces actifs, le USV de combat se distingue par sa conception pour la guerre en surface, avec une tonne similaire aux petits navires comme le PKMR, qui opèrent le long de la ligne de limite nord (NLL).
Avec l’intégration possible d’un module de mission pour le commandement et le contrôle des USV, ces navires autonomes pourraient fonctionner aux côtés des patrouilleurs océaniques de 800 tonnes dans des opérations combinées homme-machine. L’objectif est de remplacer éventuellement la flotte PKMR par ces USV plus avancés, renforçant ainsi la capacité de la ROK Navy à mener des opérations complexes de manière autonome.
Les implications stratégiques pour la ROK Navy
Le développement du USV de combat représente une avancée stratégique significative pour la ROK Navy. En capitalisant sur les technologies autonomes, la marine sud-coréenne cherche à améliorer ses capacités de défense tout en réduisant la dépendance aux systèmes traditionnels. La capacité à opérer sans équipage offre des avantages tactiques considérables, notamment en termes de réduction des risques humains et d’optimisation des ressources.
La mise en œuvre réussie de ces technologies pourrait repositionner la ROK Navy en tant que leader dans le domaine des opérations navales autonomes. Cela soulève des questions sur l’évolution future des capacités navales et le rôle des technologies autonomes dans la défense maritime. Comment la ROK Navy intégrera-t-elle ces innovations dans ses opérations futures pour maintenir son avantage stratégique ?




