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Adama Traoré serait mort suite à un « coup de chaleur », « aggravé » par les manœuvres des gendarmes

Eva Laurent Par Eva Laurent
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Adama Traoré serait mort suite à un « coup de chaleur », « aggravé » par les manœuvres des gendarmes
Justice pour Adama Traoré - Crédits photo : YouTube

Voilà sans doute l’une des affaires impliquant des fonctionnaires de police dont aimeraient se passer l’administration centrale. Et au sortir d’une enquête houleuse entachée de soupçons de racisme institutionnalisé, il s’avère qu’Adama Traoré serait décédé des suites d’un « coup de chaleur », « aggravé » par les manœuvres des gendarmes. Il s’agit de la décision finale, rendue par une nouvelle expertise judiciaire commandée en juillet 2020 par les juges d’instruction chargés de l’enquête.

Bref retour sur les faits

Pour comprendre tout ceci, il est nécessaire de remonter en juillet 2016, alors que la France était secouée par une vague d’indignation suite à la mort d’Adama Traoré, aux mains de policiers.

Plus précisément le 19 juillet de cette année-là, Adama Traoré, 24 ans, était décédé dans la caserne de Persan, 2h après son interpellation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise Val-d’Oise, au terme d’une course poursuite. Quelques jours auparavant, il avait échappé à une interpellation par journée caniculaire.

Depuis lors, c’est une bataille que se livrent les médecins commissionnés par la famille d’Adama Traoré, et ceux commissionnés par la justice française. Et après 4 années d’expertises et contre-expertises, en 2020, les juges d’instruction en charge du dossier ont décidé de commander une nouvelle expertise extérieure, de médecins belges.

Les résultats de cette dernière ont été dévoilé par l’Obs. Et d’après eux, Adama Traoré serait décédé des suites d’un « coup de chaleur », « aggravé » par les manœuvres des gendarmes.

Pourquoi tant d’expertises ?

La réponse est simple : la famille d’Adama Traoré accuse les trois gendarmes qui ont procédé à l’interpellation du disparu, d’avoir causé sa mort par asphyxie positionnelle. Ils auraient notamment causé cette asphyxie suite à un placage ventral à l’aide de leur corps, sur le prévenu.

D’après les médecins belges, « les éléments du dossier ne répondent pas aux critères médico-légaux reconnus d’une asphyxie positionnelle ».

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Eva Laurent

Eva Laurent a été secrétaire de rédaction dans un quotidien régional pendant une douzaine d'années avant de rejoindre Newsly. Elle y suit l'actualité générale, surtout l'international et l'économie, et relit une grande partie des articles publiés. Elle date chaque chiffre et renvoie vers la source d'origine. Elle apprend le portugais depuis deux ans.