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La France interviendra en cas de condamnation à mort de ses ressortissants djihadistes

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Des djihadistes francais ont intégré l'État islamique. Crédit photo : Wikipédia

S’il arrivait que les djihadistes français présents en Irak et Syrie soient condamnés à mort, le gouvernement français prendrait des dispositions pour négocier avec cet État. Il s’agira tout de même de traiter chaque dossier de manière personnalisée.

Condamnation à mort de Français pour terrorisme

Cette polémique plus que catastrophique est une réalité, ce 21 janvier, la Cour pénale de Bagdad a condamné une Allemande d’origine marocaine à la peine de mort par pendaison. Elle a été jugée pour appartenance à l’État Islamique (EI). Ce procès sera suivi de celui d’une Française qui est en attente de jugement.

Plusieurs Français djihadistes sont tués en Irak et en Syrie. Crédit photo : Wikipedia

Le gouvernement devra donc trouver une solution, car selon les estimations de procureur de la République de Paris, François Molins, au moins 676 Français, parmi lesquels 295 femmes, seraient encore présents en Irak et en Syrie. C’est un dossier gênant pour l’exécutif qui doit trouver un compromis entre assistance et respect des autres États. En octobre, la ministre des armées, Florence Parly, avait dit comprendre que les djihadistes français soient éliminés en Irak et en Syrie. Elle a confirmé sa position lundi dernier, en disant qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » pour eux.

Une question embarrassante pour le gouvernement

Devant les accusations de divergence d’opinions proférée par la presse, la ministre de la Justice, Belloubet a soutenu sa collègue en affirmant que l’exécutif analysait cette situation. Tout comme Parly, elle pense que les combattants français de Daech sont présents volontairement sur le terrain. Mais en tant que garde des Sceaux, elle affirme ne pas pouvoir « dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable ».

Dans le cas où l’exécutif devrait assister les djihadistes français, il faudrait travailler en fonction des États. La France a un accord clair avec la Turquie, l’Irak peut juger lui-même ces djihadistes, mais le cas de la Syrie est encore plus compliqué. De plus, chaque cas devra être traité en fonction de sa singularité.

Source :

Europe1