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La Sécu veut dévoiler aux entreprises le motif des arrêts de travail de leurs employés

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L'école n'est pas toujours un bon souvenir… Crédit photo : Pxhere

Certaines entreprises ont un taux d’arrêt maladie plus élevé que la moyenne. Pour tenter une expérience ayant pour but de lutter contre l’absentéisme, l’Assurance maladie lève le voile sur les motifs d’arrêt de travail des salariés de certaines entreprises.

Une recette contre l’absentéisme au travail

Pour réguler l’absentéisme au travail, la Sécu pense avoir trouvé la solution, elle veut divulguer les données personnelles et secrètes des employés aux entreprises ayant le taux d’arrêts maladie le plus élevé. Il s’agit à terme d’amener les entreprises à mener « une réflexion sur leurs conditions de travail ». Il a été prouvé qu’il existe une relation entre l’absentéisme et les motifs d’arrêts de travail selon Laurent Bailly, le responsable des services aux assurés de l’Assurance Maladie.

Les rudes conditions de travail sont parfois la source des arrêts de travail. Crédit photo : Pxhere

La Sécu a choisi cinq entreprises pour cette expérimentation, issues de secteurs divers comme l’aide à personne, le conseil, la sécurité… Leur nombre d’arrêts de travail est quatre fois supérieur à la norme dans la région. Ils ont en effet un taux d’absentéisme de près de 20 %, ce qui est assez élevé et pourrait impacter sur le rendement de l’entreprise. Pour éviter tout conflit, les compagnies choisies comptent plus de 200 salariés.

Utilisation d’un algorithme

L’Assurance Maladie assure que les partenaires sociaux ont accepté cette expérimentation qui se fera à partir d’un algorithme. Ce dernier filtrera les consultations et les médicaments qui ont été remboursés pour identifier la pathologie ayant causé l’absence du salarié.

Toutes les raisons justifiant une absence seront présentées, mais les petits arrêts courants et les affections longues (maladies cardiovasculaires, diabète…) seront mis à l’écart. La Sécu cible plutôt les lombalgies, les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux. Un bilan de mi-parcours sera réalisé dans 6 mois par les entreprises.

Source :

Nouvelobs