Accueil La Newsly Room Géopolitique Gilets jaunes : le bureau d’un responsable gouvernemental saccagé par les manifestants

Gilets jaunes : le bureau d’un responsable gouvernemental saccagé par les manifestants

45
Source : Pixabay. Une loi pour contrer les gilets jaunes.

Un porte-parole du gouvernement français a été évacué de son bureau lorsque des violences ont éclaté lors des manifestations des gilets jaunes à Paris et dans d’autres villes. Benjamin Griveaux a déclaré que son équipe et lui-même avaient dû s’échapper par la porte arrière après l’utilisation d’un véhicule de construction pour percuter l’entrée de l’immeuble.

Des affrontements ont eu lieu entre la police et les manifestants lors de la première manifestation de la nouvelle année. Emmanuel Macron a condamné la violence, appelant à un débat et un dialogue. Ce qui avait commencé comme une manifestation contre la hausse de la taxe sur le carburant en novembre a dégénéré en une colère généralisée face à la hausse du coût de la vie.

Comment se sont déroulées les manifestations ?

La marche à Paris a débuté dans le calme, mais les échauffourées ont éclaté dans l’après-midi. Les manifestants ont lancé des projectiles sur la police anti-émeute qui a riposté avec des gaz lacrymogènes.

Voici une vidéo montrant ces faits :

Les mots et les poubelles ont été incendiés et un bateau fluvial a pris feu. M. Griveaux a déclaré qu’environ une douzaine de personnes, certaines vêtues de noir, d’autres vêtues de gilets jaunes, avaient utilisé un petit véhicule de construction trouvé dans la rue pour franchir la porte de l’immeuble gouvernemental.

La réaction du gouvernement

Le président Macron a tweeté sa condamnation, affirmant que les gardiens de la France, ses représentants, ses symboles étaient attaqués. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué que quelque 50 000 personnes avaient manifesté samedi dans toute la France, soit plus que la semaine dernière, mais moins que les 280 000 qui se sont présentées en novembre.

Le président français a fait une série de concessions économiques en décembre pour apaiser les manifestants. Mais il a pris un autre ton dans son discours du nouvel an, affirmant que le gouvernement poursuivrait son programme de réformes et ne tiendrait aucun compte pour garantir l’ordre public.

Source :

BBC