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Certains étrangers interdits d’acheter une maison en Nouvelle-Zélande !

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Carte de la Nouvelle-Zélande. Source : Wikipédia

En France, presque n’importe qui peut acheter un bien immobilier s’il trouve les fonds nécessaires et peut présenter au notaire les papiers d’identité adéquats. D’autres pays ont des législations différentes, avec par exemple des préférences nationales, à l’instar de la Hongrie. Même l’Hexagone a des critères très particuliers, via les SAFER, pour l’octroi des terres agricoles. Récemment, la Nouvelle-Zélande a surpris la planète entière en interdisant à certaines populations d’acheter une maison sur l’île… !

Un objectif : lutter contre la hausse des prix

D’une manière générale, l’investissement dans la pierre est gagnant sur le moyen ou long terme. Les prix de l’immobilier grimpent peu à peu, surtout dans les villes. À tel point que la hausse paraît parfois disproportionnée pour quelques mètres carrés bétonnés dans un quartier malfamé où la guerre civile guetterait à la moindre crise sérieuse…

Pour le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, un reportage de 2017 présentait les liens entre tourisme et immobilier en Nouvelle-Zélande :

Cela fait des années qu’on accuse les Britanniques et quelques autres ressortissants étrangers d’avoir fait grimper les prix immobiliers dans diverses régions de l’Ouest, et du Sud-Ouest en particulier. Le refrain existe aussi en Nouvelle-Zélande, et là il a fait mouche. Les parlementaires locaux viennent de voter, en ce jeudi 16 août 2018, une loi inédite interdisant aux étrangers émanant d’une contrée au pouvoir d’achat plus fort que le leur d’acheter une habitation sur l’île. Sachez qu’Auckland faisait en 2015 partie du top 10 des villes les plus agréables à vivre dans la planète entière, d’après The Economist.

Trop peu de Néo-Zélandais seraient propriétaires

À cause de l’afflux d’étrangers achetant des résidences principales ou secondaires, pour y passer leur retraite par exemple, le taux de propriétaires chez les Néo-Zélandais est plus bas aujourd’hui qu’en 1960. D’où la naissance lors des dernières élections législatives de la promesse concrétisée aujourd’hui par Madame Jacinda Ardern, Premier ministre appartenant à la gauche travailliste. Elle a été secondée par David Parker, son ministre du Développement économique.

L’information que nous évoquons à été reprise dans une vidéo :

L’objectif est de rendre de nouveau abordable l’immobilier pour les locaux. Il faut dire que ses prix avaient grimpé de quasiment un tiers sur ces cinq dernières années, à la sortie de la crise économique mondiale, alors que les salaires ont plafonné à une croissance de 15 % environ… L’efficacité de la mesure reste encore douteuse, car un accord bilatéral protégera les Australiens, qui sont les seconds plus gros investisseurs immobiliers de l’île. De même, les Chinois qui arrivent en tête ont potentiellement un pouvoir d’achat moyen inférieur à celui des Néo-Zélandais. À suivre donc !