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Une élue départementale LREM séquestrée par sa famille

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Source : Free-Photos - Pixabay

Mounia Haddad est une jeune conseillère départementale, élue et membre de La République en marche, le parti de l’actuel président de la République française. Elle a récemment été séquestrée par sa famille, en vue d’un mariage forcé.

Libérée, elle craint pour sa sécurité

Quatre personnes ont été arrêtées, suite à la séquestration de Mounia Haddad, survenue les 18 et 19 juillet. Interrogé par les médias, son avocat dépeint sa cliente comme une personne inquiète pour sa sécurité et qui craint les résultats de l’audience à venir.

Source : AlexVan – Pixabay

Bien qu’elle se soit constituée partie civile, Mounia Haddad hésite encore à venir se confronter à sa famille lors du procès prévu pour la semaine prochaine. Par ailleurs, son avocat a également souligné qu’elle tenait à ses responsabilités en tant que conseillère départementale et qu’elle n’a jamais souhaité y mettre un terme.

Enlevée par son frère et deux oncles

Mounia Haddad a été enlevée devant le domicile de son compagnon actuel. Son frère, ainsi que deux oncles, l’ont forcée à monter dans une voiture. D’après les premiers éléments de l’enquête, ses parents étaient opposés à son union avec son compagnon et la destinaient à épouser un homme considéré comme plus convenable en Algérie. Ils avaient d’ailleurs prévu de partir avec elle pour organiser ce fameux mariage forcé.

La jeune femme a été retrouvée par hasard. Le deuxième jour, aux alentours de 19 heures, une rixe éclate devant le domicile au sein duquel Mounia Haddad était retenue. La police est intervenue pour ce conflit spécifique et la jeune femme en a profité pour se précipiter sur les agents et leur demander de l’aide.

Source : pixel2013 – Pixabay

Le père, le frère et les deux oncles ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Ils seront jugés le 2 août pour enlèvement et séquestration. En attendant, les quatre hommes ont été placés sous contrôle judiciaire. Tous les quatre risquent entre trois et cinq ans de prison.

Source :

Le Parisien