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Une femme se fait greffer un rein porteur d’une tumeur cancéreuse

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Source : sasint - Pixabay

Victime de graves problèmes de santé, une femme a subi une greffe en urgence d’un rein, en 2007. Plusieurs années plus tard, l’ancienne patiente porte plainte contre le CHRU de Besançon ainsi que l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux. L’Office conteste aujourd’hui sa responsabilité.

Elle souffrait d’une insuffisance rénale

La patiente souffrait d’une insuffisance rénale depuis l’enfance. Finalement, alors que ses problèmes de santé s’aggravaient, elle a pu bénéficier d’une greffe de rein en 2007. Quelques mois plus tard, on lui découvrait une tumeur et les expertises médicales ont démontré que le cancer était probablement déjà présent sur le greffon, avant l’opération.

Source : sasint – Pixabay

Le rein lui a été retiré et une chimiothérapie préventive a été appliquée, tandis qu’elle devait subir des dialyses pour évacuer ce que ses reins ne pouvaient plus filtrer. En 2011, soit 4 ans plus tard, elle a pu bénéficier d’une nouvelle greffe de rein.

L’Office refuse le dédommagement

Après avoir retrouvé une meilleure santé, la victime a pris contact avec l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux pour demander la réparation du préjudice subi. L’organisme a refusé sa demande et estime que c’est le CHRU de Besançon qui doit assumer la réparation du préjudice. Les deux structures se renvoient la balle, si bien que la patiente a décidé de porter plainte contre les deux, leur demandant 235 000 euros chacun.

Source : sasint – Pixabay

Selon le rapporteur du tribunal administratif de Besançon, seul l’Office doit payer les réparations (à hauteur de 58 000 euros). Il estime également que ce n’est pas de la responsabilité du CHRU étant donné que la patiente aurait été porteuse d’une tumeur à l’utérus qui se serait implantée ensuite sur le rein. Nous ne savons pas si cette information a été vérifiée.

Il est fort probable que la victime ne se contente pas de cette réponse et souhaite amener cette affaire au tribunal. Nous en saurons certainement plus dans les prochaines semaines ou mois.

Source :

La Dépêche