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Interdiction du valproate aux femmes enceintes et en âge de procréer

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Source : Pexels - Pixabay

On estime qu’entre 2 150 et 4 100 enfants, de ceux ayant été exposés au valproate in utero entre les années 1967 et 2016, sont atteints d’une malformation congénitale dite « majeure ». Cette constatation va entraîner une interdiction complète de la prise de ce médicament pour les femmes en âge de procréer.

À l’origine déconseillé aux femmes enceintes

À l’origine, ce médicament est déconseillé aux femmes enceintes. Cependant, il sera prochainement interdit aux adolescentes et aux femmes en âge d’avoir des enfants ou sur le point d’en avoir. À la base, ce traitement est donné aux femmes ayant des troubles bipolaires. Il pouvait également être utilisé en cas de forte épilepsie. Une dérogation pourra être possible en cas d’épilepsie, mais seul un médecin pourra décider ou non de la mise en place de cette dérogation.

Source : xusenru – Pixabay

Cette interdiction a été explicitée à l’aide d’un pictogramme visuel éloquent « valproate + grossesse = interdit » qui sera présent sur les boîtes. Elle sera également étendue à tous les médicaments à base de valproate et autres génériques, notamment utilisés dans le traitement de l’épilepsie. Enfin, une documentation sera mise à jour pour les particuliers et les professionnels.

De nombreuses victimes recensées

En 2014, un rapport de l’EMA a permis de mettre en lumière le fait que 30 à 40 % des enfants ayant été en contact avec la molécule de valproate dans le ventre de leur mère ont connu des troubles du développement. Il a notamment été remarqué qu’ils avaient plus de difficultés à marcher. Des retards de langage ont également été observés. Leurs capacités intellectuelles, quant à elles, étaient réduites. 11 % de ces enfants souffraient également de malformations importantes. Cela représente quatre fois plus que la normale.

Source : jarmoluk – Pixabay

En avril 2018, le Royaume-Uni avait déjà interdit la prise de valproate aux femmes enceintes ou en âge de procréer. La récente décision prise en France n’est donc ni une première, ni une surprise.

Source :

Le Monde