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Bilan de l’attentat de Liège : quatre morts

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Vue de Liège. Crédits photo : A. Savin, 25 septembre 2009, Wikimedia Commons

Le terrorisme islamiste a de nouveau frappé en Belgique, cette fois-ci à Liège. Le bilan s’élève à quatre morts, dont deux représentantes des forces de l’ordre. Il faut y ajouter quatre blessés dont les dernières nouvelles sont assez réconfortantes. L’auteur de l’attentat est un délinquant belge acquis à l’idéologie islamiste lors d’un séjour en prison, d’après les informations transmises par le parquet belge et les grands médias de ce pays.

La terreur frappe Liège

Le terroriste s’appelait Benjamin Herman. Il a été abattu à l’occasion de son forfait. Ce Belge sortait tout juste de prison (le lundi même) pour des faits de trafic de drogue, de vols et de violences. C’est en purgeant sa peine qu’il se serait radicalisé au contact de l’islamisme, d’où son fichage. Il était né en Belgique en 1982.

C’est dans la nuit de lundi à mardi que le terroriste a goûté au sang, en éliminant un marginal. Mais c’est mardi matin dans le centre-ville de Liège qu’il a fait le plus gros de son attentat. En effet, il a assassiné à coups de couteau deux policières qu’il avait auparavant suivies. Elles étaient toutes les deux des mères de famille. Évoluant à pied, il a ensuite tué un individu de 22 ans qui se trouvait dans une voiture, sur le siège passager, la fenêtre ouverte. Pour finir, il a pris en otage une femme de ménage dans un lycée. L’intervention de la PAB a neutralisé l’islamiste aux alentours de 11 h 00 : la fusillade a été nourrie d’une vingtaine de balles, deux agents ont été blessés, mais l’otage a pu rester parfaitement indemne.

L’opinion belge secouée

Cet énième attentat islamiste a de nouveau ému l’opinion publique belge et, plus largement, européenne. Le terroriste avait la particularité de rassembler plusieurs faits très sensibles : Blanc étant passé à l’islamisme, radicalisation en prison, faits de petite délinquance dans un premier temps, fichage auprès des services de renseignement, agissements vraisemblablement en tant que loup solitaire juste après une sortie de prison dans le cadre d’une réinsertion (il aurait dû pointer le lundi soir)…

L’établissement scolaire dans lequel les derniers faits ont eu lieu a fermé la journée de mercredi, après une suspension des cours dès le mardi. C’est heureusement parce que le forcené est arrivé pendant une heure de classe qu’il n’a pas été en contact avec des élèves avant l’arrivée de la police. À une heure d’entrée ou de sortie, les conséquences auraient pu être terribles. Un accompagnement psychologique a été proposé aux témoins, aux élèves et aux familles des victimes.

Source :

Le Parisien