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Un bijoutier niçois jugé pour avoir abattu un braqueur

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Source : PhotoMIX-Company - Pixabay

Rappelez-vous, cette histoire avait fait grand bruit en 2013 et avait relancé le débat relatif à la légitime défense. Le 11 septembre 2013, alors qu’un bijoutier de Nice se fait braquer par deux individus, il sort un pistolet de sa réserve et tire sur l’un d’eux. Le braqueur mourra des suites de ses blessures.

Juste après le braquage, une page Facebook avait été créée pour soutenir le bijoutier et avait recueilli près d’1,5 million de soutiens.

Ils étaient armés d’un fusil à pompe

Stephan Turk, un retraité de 67 ans, vient d’ouvrir une bijouterie pour son fils. Les braquages dans cette région sont nombreux et deux malfaiteurs finissent par rentrer dans la boutique le 11 septembre 2013. Ils sont armés d’un fusil à pompe.

Source : gayulo – Pixabay

Stephan Turk est frappé au visage. Les deux braqueurs se saisissent de 100 000 euros de bijoux avant de prendre la fuite. Le bijoutier, lui, s’empare alors d’un pistolet qu’il détenait sans permis ou autorisation préalable, avant de tirer sur l’un de ses assaillants devant l’entrée de la bijouterie. L’homme tirera trois fois sur l’un des braqueurs, âgé de 19 ans, et le tuera.

La thèse de la légitime défense risque d’être rejetée

Le procès de Stephan Turk commence dès aujourd’hui, à partir du 28 mai 2018. Maître Franck de Vita, l’avocat de la défense, estime que son client était dans une situation de légitime défense. Selon la victime du braquage, ce dernier a souhaité tirer dans la roue arrière du scooter afin de les arrêter. Cependant, le jeune braqueur de 19 ans se serait alors retourné et l’aurait braqué avec son fusil à pompe. Stephan Turk aurait ainsi tiré sur l’homme qui le menaçait.

Source : TheDigitalWay – Pixabay

Cependant, cette thèse a de grandes chances d’être rejetée, pour la simple et bonne raison que les braqueurs étaient en fuite. Par ailleurs, les impacts de balles sont présents dans le dos du malfaiteur et non de face.

Nous en saurons plus dans les jours à venir.