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5 ans de prison pour la psychologue qui a tué son ex-mari violent

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Source : Morgan4uall - Pixabay

Annie Salma a été condamnée à 5 ans de prison pour le meurtre de son ex-mari violent. L’avocat général demandait une peine de 22 ans de réclusion criminelle. Finalement, la cour a décidé de requalifier les faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Annie Salma assumait avoir tué son ex-mari violent de ses propres mains.

Une balade en mer qui finit mal

Annie Salma vivait avec un homme violent, qui l’a battue et dont elle s’est séparée. Les violences auraient continué après la séparation. En septembre 2010, la psychologue propose à son ex-mari une balade en mer, afin d’apaiser les tensions concernant la garde d’un de ses trois enfants.

Source : SweetMellowChill – Pixabay

Sur la petite embarcation, la discussion dégénère et Jacques Métais, sous l’emprise de l’alcool, essaye d’étrangler son ex-femme. Cette dernière arrive à se débattre, l’étouffe à son tour avec du ruban adhésif, lui attache les mains et le jette à l’eau.

Quelques jours après, le corps de Jacques Métais est retrouvé, lesté par une ancre de 25 kilos.

Les trois fils demandaient de la clémence pour leur mère

Entendus lors de l’audience, les enfants d’Annie Salma ont demandé de la clémence à l’égard de leur mère : « Vous allez condamner une femme battue, c’est ça la vérité ». L’un des jeunes hommes a également longuement décrit les violences que subissait sa mère. Il a ainsi témoigné d’une porte défoncée à la hache, d’insultes écrites en rouge sur les murs de la maison et de coups de cravache qu’eux aussi ont reçus durant l’enfance.

Source : Alexas_Fotos – Pixabay

L’aîné de la fratrie affirme avoir vu sa mère subir des violences pendant 20 ans, aller déposer plainte et retirer cette dernière par culpabilité, parce que son mari était malade. Lui-même avoue avoir commencé à rendre les coups vers 14 ans.

Car oui, effectivement, Jacques Métais était malade. Ses enfants parlent de lui comme étant un homme distingué et intelligent, mais souffrant également d’une psychose bipolaire importante, responsable de gros accès de violence. Bien que les enfants aient aimé leur père, ils estiment – notamment l’aîné – que le geste de sa mère mérite de la clémence.

Source :

Le Figaro