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Mort de Naomi Musenga : l’opératrice songe à changer de métier

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Source : biotechnose - Pixabay

Souvenez-vous, le 29 décembre 2017, une jeune femme appelle le SAMU à cause de fortes douleurs au ventre. Raillée par l’opératrice de garde, Naomi Musenga est forcée d’appeler SOS Médecins avant d’être enfin prise en charge. Elle mourra quelques heures plus tard d’un infarctus.

Une opératrice qui se dit « bouleversée »

Depuis la mise en avant de cette affaire par les médias cette semaine, l’opératrice du SAMU incriminée ne s’est jamais exprimée elle-même. Ses dires sont relayés par son avocat, maître Olivier Grimaldi. Dans une récente déclaration, ce dernier aurait confié que l’opératrice songeait à changer de métier.

Source : DarkoStojanovic – Pixabay

Me Olivier Grimaldi répète également que sa cliente est réellement bouleversée par les événements et la mort de la jeune femme. Pou rappel, l’enregistrement de la conversation a été récupérée et partagée par le magazine alsacien Heb’di.

Une professionnelle confirmée, fatiguée le jour du drame

Me Olivier Grimaldi défend sa cliente, reconnue comme étant une professionnelle qualifiée et confirmée, travaillant comme opératrice pour le SAMU depuis 2009. Pour lui, il est aussi important de souligner que, ce jour-ci, sa cliente terminait une journée de 12 heures.

Source : Counselling – Pixabay

Me Olivier Grimaldi a également tenu à rappeler que le SAMU reçoit près de 2 000 appels par jour et, bien heureusement, nombreux sont ceux qui ne relèvent pas de l’urgence. Pour ce dernier, appeler pour des maux de ventre peut, en effet, ne pas suggérer l’importance de l’urgence chez un opérateur qui répond au téléphone toute la journée. Cependant, l’avocat souligne que ces chiffres n’excusent pas les événements qui ont eu lieu en fin d’année 2017. Par ailleurs, dans l’enregistrement de l’appel, Naomi Musenga semblait vraiment en souffrance.

Pour rappel : l’opératrice du SAMU a été suspendue à « titre conservatoire » en attendant les résultats de l’enquête préliminaire, lancée au titre de la « non-assistance à personne en péril ».