Accueil La Newsly Room Business Des trafiquants de drogue utilisent sans vergogne des animaux

Des trafiquants de drogue utilisent sans vergogne des animaux

493
PARTAGER
L'héroïne, une drogue dure à la source d'un véritable business. Source : David Monniaux, 6 mars 2005, Wikimedia Commons

Les défenseurs des animaux s’en offusqueront. Un vétérinaire de nationalité colombienne utilisait des chiots pour faire entrer des stupéfiants sur le territoire des États-Unis. Son manège a été découvert et l’Espagne, où il s’était réfugié, a acté son extradition vers l’Amérique du Nord. C’est donc un procès hautement symbolique que les Américains devraient ouvrir, à l’heure où le président Donald Trump a préconisé des peines plus sévères pour faire la guerre aux dealers.

Un procédé clairement immoral

Son nom est Andres Lopez Elorez. Âgé de trente-huit années, il exerçait la profession de vétérinaire. Mais ce Colombien ne semblait pas avoir beaucoup de respect ou d’amour pour les animaux dont il s’occupait… L’appât du gain paraît avoir été le plus fort. C’est le moins que l’on puisse dire, quand on sait que ce professionnel utilisait des chiots pour faire passer incognito des stupéfiants aux États-Unis. Il s’agissait notamment d’héroïne. Une vidéo revient sur cette actualité :

La combine du vétérinaire a été mise au jour lors d’une descente de la Drug Enforcement Administration. On la connaît plus souvent par son acronyme : « DEA ». Il s’agit de l’agence chargée, aux États-Unis, de lutter contre le trafic de narcotiques. L’opération a cependant eu lieu en Colombie, dans une propriété rurale proche de Medellín. Sur dix chiots capturés, six avaient de l’héroïne dans le ventre. Celle-ci était conditionnée par sachets de cinq cents millilitres. La moitié d’entre eux en sont d’ailleurs morts…

Que risque-t-il ?

Il y a quelques semaines, Donald Trump a évoqué la peine de mort pour les grands trafiquants de drogue. Mais ses désirs ne sont pas encore devenus une réalité légale. Ainsi, Andres Lopez Elorez encourt théoriquement un minimum de dix années d’incarcération. La peine pourrait cependant aller jusqu’à de la prison à perpétuité. Le grief officiellement retenu est : « conspiration en vue d’importer et de commercialiser de l’héroïne » aux USA. L’opinion publique a été choquée par la façon de procéder du trafiquant :

L’utilisation d’un savoir vétérinaire et chirurgical pour des fins criminelles et horribles pour les animaux est particulièrement choquante. C’est ce qu’a évoqué Richard Donoghue, le procureur fédéral des États-Unis. Andres Lopez Elorez, cherchant à trouver un refuge en Espagne, vient d’être extradé par ce pays vers l’Amérique du Nord. Les associations de défense du règne animal attendent avec impatience son procès et son jugement. Les pourfendeurs de la drogue attendent eux aussi une sentence marquante qui puisse faire office d’exemple.