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Les comptes de campagne de Macron pointés du doigt

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Emmanuel Macron à Versailles le 29 mai 2017. Crédits photo : Пресс-служба Президента Российской Федерации, Kremlin, Wikipedia Commons CC Paternité 3.0 Unported

C’est un commentaire du CNCCFP repris par Mediapart puis l’ensemble de la presse française qui occupe depuis peu l’espace médiatique. En effet, Emmanuel Macron aurait en tant que candidat aux élections présidentielles profité de promotions injustifiées de la part de prestataires. Une pratique théoriquement illégale pouvant entraîner une peine d’inéligibilité. Le point sur l’affaire à l’heure qu’il est…

Des rabais de 30 à 50 %… voire 100 % !

La CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) est un organisme officiel. Son travail est long, laborieux et pénible, compte tenu du nombre de candidats et d’éléments financiers à contrôler. Quoi qu’il en soit, pour le fondateur d’En Marche ! et candidat vainqueur des dernières élections présidentielles, la commission a fait état de rabais au « pourcentage anormalement élevé ». De nombreux politiciens de l’opposition ont profité de l’occasion pour se manifester :

C’est la société GL Events en particulier qui est nommée dans cette affaire. Spécialiste de l’événementiel, elle a loué plusieurs salles à bas prix à Emmanuel Macron. De même pour le matériel et différents services. On évoque une promotion de 9 000 € pour un meeting porte de Versailles en décembre 2016 ou encore de 15 000 € à la Mutualité, et des ristournes de 30 voire 50 %. Il est même fait mention d’une prestation offerte pour certaines locations, le tout commençant au 12 juillet 2016 d’après Mediapart…

Des justifications encore timides

C’est pour l’instant Olivier Ginon, patron de GL Events, qui est monté au créneau pour défendre, les promotions consenties. Il évoque une « négociation commerciale habituelle », et cette affirmation a été acceptée telle quelle, pour argent comptant, par la CNCCFP. Plus récemment, l’Élysée a parlé de promotions obtenues grâce à une approche offensive des négociations commerciales. Mais ce n’est pas l’avis de Mediapart, éléments à l’appui, ni même du socialiste Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse :

Mediapart révèle que d’autres candidats ont loué des salles via l’entreprise GL Events, à l’instar de François Fillon, mais sans bénéficier des mêmes tarifs plus qu’avantageux… En outre, ce média habitué aux informations croustillantes fait état de liens personnels entre Olivier Ginon et Gérard Collomb, actuel ministre du gouvernement Philippe et soutien de la première heure d’Emmanuel Macron. Il est également question de relations particulières de ce dernier avec GL Events dès 2015, alors qu’il était ministre de l’Économie de François Hollande, notamment autour de l’Euro 2016 et de la candidature de la ville de Paris pour organiser les Jeux olympiques de 2024. L’affaire est-elle close ou Mediapart va entraîner la reprise d’un dossier que certains jugent opaque ? À suivre…

Source :

Capital