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À Paris, la police se fait voler des armes

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Source : Jacques Tiberi - Pixabay

On sait que de temps en temps des cambrioleurs visent des dépôts d’armes. Il y a quelques petites années, cela s’est produit sur une base militaire des Bouches-du-Rhône. Plus récemment, c’est la préfecture de police de Paris qui a dû déplorer la disparition – forcément inquiétante – d’armements !

Des armes qui disparaissent…

C’est le journal quotidien local Le Parisien qui a vendu la mèche. Ce matin, le personnel de la préfecture de police parisienne n’a pu que constater un petit manque dans l’inventaire du lieu… 7 armes à feu avaient tout bonnement disparu lors de l’inventaire, une disparition qui paraît plutôt inquiétante de prime abord. Il s’agit de 6 pistolets de type Sig-Sauer, portés réglementairement par la plupart des agents de police, ainsi que d’1 fusil-mitrailleur de modèle HK, un armement nettement plus lourd et dangereux. En voici un en action, version 416 F, au sein de l’armée de terre française :

Comment de tels armements peuvent disparaître aussi facilement ? C’est la question que l’on peut légitimement se poser, d’autant plus que cette « perte » est intervenue dans des locaux normalement jalousement gardés et fermés aux profanes… Un mystère qui attend donc toujours sa résolution !

…et qui tardent à réapparaître

Devant les faits et leur discrétion, la première piste explorée par les enquêteurs est celle d’une complicité interne. Il aura fallu un inventaire complet, rue Albert, du dépôt d’armements de la Direction de l’ordre public et de la circulation pour découvrir le méfait. Sans surprise, l’hypothèse d’un précédent inventaire bâclé ne convainc pas grand monde, bien que ce ne soit pas totalement impossible. À titre documentaire, n’hésitez pas à en apprendre davantage sur cette DOPC de la police grâce à cette vidéo :

L’IGPN (Inspection générale de la police nationale), c’est-à-dire « la police des polices », a été aussitôt dépêchée sur place, dans le 13e arrondissement. Toutes les pistes sont actuellement envisagées, y compris l’erreur d’affectation ou une anomalie d’enregistrement, mais la possibilité d’un vol proprement dit est clairement privilégiée. Le mobile de cet éventuel cambriolage est pour l’heure inconnu : trafic d’armes ? terrorisme ? appropriation de la propriété publique par un policier, etc. ? Difficile d’en savoir plus à ce stade de l’enquête !