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L’ancien garde du corps de Ben Laden pensionné par l’Allemagne

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Oussama Ben Laden en compagnie d'Ayman al-Zawahri le 8 novembre 2001. Crédits photo : Hamid Mir OTRS, Wikimedia Commons

1 167 € par mois. Non, il y a peu de chances que ce soit le montant de vos allocations déterminées par la CAF en France… Mais c’est bien ce que touche en Allemagne, pour lui-même et sa famille, un ancien garde rapproché de Ben Laden. Cette information a provoqué un tollé outre-Rhin, d’autant plus que l’individu ne peut être expulsé du territoire allemand.

Des faits incroyables

La Saoudien Oussama Ben Laden, malheureusement, n’est plus à présenter. Celui que l’on taxait d’avoir d’abord été un supplétif de la CIA face aux forces armées soviétiques est surtout devenu l’un des leaders du terrorisme à l’international, via Al-Qaïda. Finalement, après de longues années de traque, il a été abattu au Pakistan par des militaires américains. Mais un de ses gardes du corps a hérité d’un sort ô combien plus enviable : il s’est réfugié avec sa famille en Allemagne. Et il y touche une aide sociale publique se montant à 1 167,48 € par mois… Pour mémoire, voici qui était Ben Laden :

L’ancien garde du corps s’appellerait Sami A., la totalité de son nom de famille n’ayant pas été divulguée par la presse allemande. Outre l’aide sociale susmentionnée, l’énergumène profiterait d’autres avantages, dont la nature n’a pas été communiquée pour des motifs de « protection des données personnelles ». Il pourrait donc s’agir d’un logement à loyer préférentiel, entre autres choses.

Une polémique qui enfle

Les faits sont restés inconnus du grand public pendant très longtemps. Ils ont finalement fuité par l’AfD, le principal parti d’extrême droite en Allemagne. Le pensionné islamiste est d’origine tunisienne et il est connu des services de renseignement comme étant un « prédicateur dangereux ». L’Allemagne n’a cependant pas les moyens juridiques de l’expulser de son territoire, selon ce qu’a statué un tribunal local. Du coup, Sami A. doit se présenter tous les jours dans le commissariat de police de sa ville : Bochum, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, entre Essen et Dortmund. Une petite vidéo vous montrera plus en détail cette commune :

Mais le mécontentement dépasse largement le cadre de la seule extrême droite germanique. En effet, Eckhardt Rehberg de la CDU – le parti de la chancelière Angela Merkel, à savoir l’Union chrétienne-démocrate – s’est dit outré. Il trouve anormal qu’un terroriste soit pensionné grâce aux impôts allemands par impossibilité d’expulser l’individu. Sa position n’est pas isolée dans son parti politique. Il n’est donc pas certain que l’affaire en reste là !