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Doudou31 : ce maire qui revendait sur Internet du matériel de la mairie…

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Le maire condamné a notamment revendu du matériel de jardinage. Crédits photo : Corse sauvage, 19 juin 2016, Flickr

« Doudou31 » n’était pas un bisounours. Derrière ce pseudonyme aussi anodin que ridicule se cachait en réalité… un maire ! Celui-ci a cru bon de se faire un peu d’argent de poche en revendant, plus ou moins discrètement, des équipements communaux via Internet.

Et le souci du bien commun ?

Il faut croire que ses indemnités de mandat ne suffisaient pas… La commune n’est jamais nommée dans les grands journaux nationaux, mais on sait qu’elle se situe en Haute-Garonne, comme l’indiquait le chiffre « 31 » du pseudo « Doudou31 » et selon ce qu’a confirmé une source judiciaire reprise par tous les médias français. La municipalité en question compte 622 habitants (630 aujourd’hui). Il s’agit en fait de Ponlat-Taillebourg, dans l’intercommunalité Cœur et coteaux du Comminges.

Alors qu’il était maire depuis juin 1995, Patrick Doucède a été contraint de démissionner début 2018, l’affaire ayant toutefois commencé dès 2016. Encarté au PRG (Parti radical de gauche), il a jadis été conseiller général. Voici une vidéo de France 3 Occitanie revenant sur sa récente condamnation :

L’individu en question n’est aujourd’hui plus en mandat. C’est un ancien maire démissionnaire qui, au cours de l’exercice de ses fonctions, avait détourné à son profit des propriétés municipales. Il passait tout bonnement par la célèbre plate-forme numérique Leboncoin. Or, sans surprise, des habitants du village et des alentours ont fini par remarquer les annonces en question et sont rapidement remontés jusqu’au coupable…

Une condamnation relativement légère ?

Cette affaire de fraude a été instruite par la gendarmerie locale et a fini devant les tribunaux. Il a été établi que l’ancien édile municipal aurait récolté quelque 21 800 euros grâce à ses procédés peu éthiques. Cette somme a été gelée au cours de l’instruction, dès l’instant où elle a été précisément estimée. Le quotidien local La Dépêche du Midi avait consacré un reportage à ce fait divers :

Le procureur de la République de Saint-Gaudens Cécile Deprade, sous-préfecture du département de Haute-Garonne, avait demandé une peine de dix années d’inéligibilité et de huit mois d’emprisonnement (avec sursis). Finalement, l’individu a été condamné le 29 mars dernier à trois années d’inéligibilité et à six mois avec sursis de prison. C’est donc beaucoup plus léger que ce qui avait été requis. Cette affaire ne va donc pas améliorer la piètre image dont bénéficient en règle générale les politiciens français !