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91 % des plaignants de violences sexuelles décrivent une mauvaise prise en charge

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Source : diegoparra - Pixabay

Les violences sexuelles ne sont malheureusement pas rares. Une association féministe a récemment publié un rapport. Ce dernier comporte 460 témoignages de victimes (femmes et quelques rares hommes) ayant été violentées sexuellement et porté plainte (ou essayé de porter plainte).

Source : fsHH – Pixabay

Le rejet de la faute sur les victimes

Dans l’un des témoignages recueillis, il est inscrit qu’une femme victime de viol a été mal reçue par la police en essayant de porter plainte. Le policier lui aurait ainsi dit : « Ça reste un homme. Si vous étiez ivre et aguicheuse, pas étonnant qu’il ait tenté sa chance ».

Le blog Paye Ta Police regorge également de nombreux témoignages épinglant le comportement, jugé violent et sexiste, de certains membres des forces de l’ordre. 91 % des 460 témoignages de victimes déclarent un mauvais accompagnement. Par ailleurs, ils remettent en question la prise en charge des plaignants. Il n’y a pas que le ton employé par les forces de l’ordre qui est remis en cause, mais également les modalités d’accueil : locaux peu adaptés à la confidentialité, notamment.

Aujourd’hui 10 % des victimes arrivent à porter plainte

En France, aujourd’hui, 10 % des victimes de viol ou de tentative de viol osent porter plainte. Pourtant, depuis l’affaire Weinstein, les représentants de la police nationale disent vouloir encourager les victimes à venir sur place porter plainte, mettant en avant le fait que des agents, formés spécialement sur cette thématique, seront disponibles.

Cependant, rencontrer un agent spécialisé ne peut pas être encore systématique et, même si la police n’est pas hostile, nombre de ses membres n’hésitent pas à dire que la plainte n’aboutira à rien. Aujourd’hui, seulement 2 % des viols aboutissent à une sentence pour les coupables potentiels.

Source :

Le Parisien