Meurtre de Sophie Lionnet : un délire macabre

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Source : Alexas_Fotos - Pixabay

Cette semaine débutait le procès du couple londonien ayant engagé Sophie Lionnet comme fille au pair et accusé de l’avoir tué et brûlé dans le jardin de la demeure familiale. Alors que les motivations des deux conjoints restaient jusque-là nébuleuses, des précisions ont été apportées, témoignant de l’absurdité macabre de cette affaire.

Voici un rappel des faits :

Paranoïaque et Boyzone

Sabrina Kouider, la mère au foyer inculpée, est l’ex-compagne de Mark Walton. Ce dernier est le fondateur du groupe Boyzone. Vivant à Los Angeles, il est actuellement jury de La Nouvelle Star américaine. Par ailleurs, Mark Walton a eu un fils avec Sabrina Kouider, avant leur séparation.

Que vient-il faire dans cette affaire ? Eh bien, il semblerait que ce dernier soit la source d’un complot paranoïaque. Pour faire très simple, Sophie Lionnet était accusée par sa patronne (et plus tard par son époux Oussem Medouni) de fomenter un complot avec Mark Walton, dans le but de faire du mal à sa famille. Elle l’accuse notamment d’avoir emmené son fils auprès de Mark Walton à Londres et de l’avoir elle-même agressé sexuellement.

Dans une lettre qu’elle écrit à son père en juin 2017, la victime explique : « Il y a beaucoup de tensions et je suis accusée de choses que je n’oserais JAMAIS faire. Soudain, j’ai peur ».

Source : ninocare – Pixabay

Maltraitances et menaces de viol

Pour tenter de faire avouer la jeune fille au pair, Sabrina Kouider va aller très loin. Sophie Lionnet va subir de nombreuses maltraitantes. Un jour, sa patronne l’emmène au poste de police pour porter plainte contre elle. La police ne prendra pas la plainte, jugée beaucoup trop farfelue, mais elle ne remarquera pas l’état inquiétant de sa jeune fille au pair.

Pour finir, la jeune femme sera interrogée 8 heures (un enregistrement a été retrouvé). Pendant son « interrogatoire » elle sera menacée de prison, de violences et de viol. Lorsque que son corps a été retrouvé, le médecin légiste a identifié des hématomes et de multiples fractures, notamment à la mâchoire, au sternum et aux côtes.

Pourtant, alors qu’elle n’était pas complètement prisonnière, Sophie Lionnet n’a pas fui. Le procureur s’est exprimé à ce sujet : « Son tempérament était tel qu’elle n’avait tout simplement pas le courage, la détermination ou l’indépendance pour partir. Nous ne sommes pas tous solides. Certains d’entre nous sont faibles […] Ses dernières jours et heures de vie ont été extrêmement misérables ».

Actuellement, le procès doit durer cinq semaines et le couple a décidé de plaider non coupable.