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Le Japon expulse un islamiste de nationalité française

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Plusieurs djihadistes venus de France ont été tués en Irak et en Syrie. Crédit photo : Wikipédia

On ne foule pas le sol japonais facilement. Si les vols aériens nationaux ne requièrent pas nécessairement de papiers d’identité, comme on prendrait chez nous un bus de ville, les formalités à l’entrée sur le territoire sont drastiques. Et, récemment, le Japon a expulsé vers la France un djihadiste.

Le parcours d’un islamiste

Un individu âgé de 30 ans et de nationalité française a été renvoyé vers la France par les autorités japonaises. L’homme est soupçonné d’entretenir des rapports avec une succursale islamiste d’Al-Qaïda. L’information révèle semble-t-il une bonne entente antiterroriste entre le Japon et l’Hexagone. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’islam est bel et bien présent dans ce pays d’Extrême-Orient :

Son parcours et son histoire semblent confirmer ces soupçons. Lors de la guerre civile syrienne, il a réussi à gagner la Syrie en compagnie de son épouse, de nationalité japonaise mais elle aussi radicalisée dans l’islam. Officiellement, ils disaient vouloir y faire du travail humanitaire. Au tout début de cette année, le couple a réussi à quitter le Moyen-Orient avec sa fille, direction le Japon via la frontière séparant le Syrie de la Turquie. Mais c’était sans compter la vigilance des autorités de l’empire du soleil levant…

Une procédure en France

Même si aucun mandat d’arrêt international ne pesait contre le djihadiste trentenaire, les Japonais n’ont pas attendu pour prendre acte de sa nationalité française et le renvoyer vers l’Hexagone. Cette expulsion n’a pas concerné sa femme, de nationalité japonaise, quoique vraisemblablement islamiste elle aussi. Leur fille a également pu rester au Japon.

Johny Ksslr – Pixabay

Dès son retour à l’aéroport Charles-de-Gaulle de Paris-Roissy le 8 mars 2018, l’islamiste en question a été arrêté et mis en garde à vue par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Son inculpation a été confirmée le lundi 12 mars en fin de journée par le parquet de Paris. Depuis, l’individu est toujours en détention provisoire préventive. Un mandat de recherches français pesait déjà à son encontre, un rôle terroriste actif lui étant supposé au sein d’Al-Qaïda. Les cas de djihadistes dangereux revenant dans l’Hexagone depuis la Syrie sont malheureusement nombreux.