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La pilule augmenterait les risques d’AVC

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Prendre ses pilules s'avère parfois contraignant. Crédit photo : Joanna Dubaj, Public Domain Pictures

Il y a quelques jours, des gynécologues français s’inquiétaient de ce qu’un nombre grandissant de femmes choisissaient des méthodes naturelles de contrôle des naissances, parlant de près de 10 %. Divers scandales liés à la pilule par le passé ont pu encourager cette tendance. Aujourd’hui, une nouvelle étude américaine vient de faire état de liens entre AVC et contraception hormonale.

Les données de l’enquête

C’est en réalité dès 2003 que le centre MedLink Neurology a publié une étude scientifique affirmant des liens entre AVC (accidents vasculaires cérébraux) et contraception hormonale. Il s’agit d’un centre de recherche médicale spécialisé dans la neurologie clinique. Il rassemble des membres éminents de diverses universités des États-Unis d’Amérique, dont celles de Chicago, de Rochester, de Californie, de l’Illinois, du Texas et Columbia. Mais nous y croisons également des universitaires de Barcelone et d’ailleurs. Leurs analyses semblent rejoindre différents témoignages isolés :

Il y a quelques jours, la presse anglophone a relayé la mise à jour du rapport initial. Il s’agit d’un affinement des résultats à partir de nouvelles données, l’ensemble abondant toujours le même sens. La lecture de ces lignes n’est pas très rassurante. On pourra seulement se soulager en se disant que la pilule contraceptive ne semble pas encourager les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques. Seuls les ischémiques, qui représentent 85 % des AVC, auraient une corrélation avec la contraception hormonale.

De nouveaux scandales en perspective ?

Les conclusions de l’étude publiée par MedLink Neurology est que la contraception hormonale tend à accroître la tension artérielle tout en rendant le sang humain hypercoagulable. Ces deux facteurs seraient par conséquent à l’origine de l’augmentation des risques d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques. L’incidence serait donc indirecte, mais bien réelle. Cela va dans le même sens qu’un autre rapport, produit par l’université Loyola à Chicago. Tout ceci va pouvoir alimenter un vieux débat :

D’après les scientifiques ayant écrit l’enquête, toute femme présentant d’autres facteurs de risques cardiovasculaires ne devrait pas prendre de contraceptifs hormonaux. Parmi ces dangers supplémentaires sont cités le tabac, la migraine chronique et l’hypertension artérielle. Un sondage parallèle montre que si les femmes étaient conscientes de ces risques, seulement 15 % d’entre elles continueraient à prendre de tels contraceptifs. Il est donc sous-entendu qu’elles seraient encore trop mal informées, les médecins pouvant d’ailleurs être eux aussi inconscients des dangers potentiels. Difficile de savoir où donner de la tête là-dedans !

Source :

Mail Online