Accueil La Newsly Room Des abus sexuels éclaboussent l’UNEF

Des abus sexuels éclaboussent l’UNEF

283
PARTAGER
Logo du syndicat étudiant UNEF

Ces temps-ci, ce sont presque chaque semaine des révélations qui viennent mettre des scandales d’abus sexuels sur le devant de la scène. Stars hollywoodiennes, hommes politiques, Médecins Sans Frontières, Oxfam… La liste pourrait être, malheureusement, rallongée quasiment indéfiniment. Le syndicat étudiant UNEF est lui aussi entaché par des affaires sordides.

Une bombe qui a éclaté en 2017

L’UNEF, avec pour slogan « le syndicat étudiant », est un groupement traditionnellement classé à gauche. Nombre de ses cadres ont alimenté le Parti socialiste ou, maintenant, La République En Marche. En 2017, l’UNEF a été éclaboussée dans le même mouvement que les plaintes portées contre le MJS, le Mouvement des jeunes socialistes.

D’anciennes militantes de l’UNEF avaient alors évoqué des comportements sexistes, des faits de harcèlement sexuel et des agressions caractérisées de 2007 à 2013. Ces éléments avaient notamment été rapportés par le Huffington Post. Il y était même question d’avortements forcés et de silences achetés par la menace. Les révélations de Raphaëlle Rémy-Leleu et d’Annaïg avaient été particulièrement remarquées. Une vidéo retrace cette libération de la parole d’ex-militantes :

Le quotidien Le Monde a ensuite publié une vaste enquête. Rendue publique le 28 novembre 2017, celle-ci remonte jusqu’en 2006 et s’arrête également à 2013. Il y était question d’une instrumentalisation de Mai 68 et de sa révolution sexuelle : « Sous le couvert de la libération sexuelle, il s’agissait en réalité d’un véritable contrôle du corps des femmes ».

Les nouveaux faits incriminés

Au bout de trois mois d’enquête, le journal Libération a fait paraître le 19 février 2018 les témoignages de seize femmes ayant été victimes d’abus au sein de l’UNEF. Les faits incriminés concernent tous la période 2007-2015. Il s’agit de viols purs et durs, de cas de harcèlement sexuel et d’attouchements ou agressions sexuelles. Ce sont presque à chaque fois des dirigeants de l’organisation qui sont pointés du doigts. Ils abusaient de leur position dominante pour commettre leur forfait et obtenir le silence de leurs victimes. Une vidéo vous présente les éléments nouveaux dont il s’agit :

Les témoignages recueillis sont longs, détaillés et précis. Ils fond froid dans le dos, surtout à la vue des pressions psychologiques employées dans de nombreux cas. Le quotidien Libération a en outre expliqué, par ses journalistes Laure Bretton et Ismaël Halissat, avoir rencontré de nombreux obstacles dans son travail de journalisme. Aujourd’hui, la direction de l’UNEF clame haut et fort vouloir prendre les mesures nécessaires pour que de telles violences « ne puissent plus se produire ».

Source :

Libération