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Accusé de viol, Tariq Ramadan reste en détention

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Tariq Ramadan dans l'une de ses nombreuses conférences. Crédit photo : Wikimedia Commons

Le théologien Tariq Ramadan accusé de viol par deux femmes reste en prison sur instruction d’un juge des libertés et de la détention (JLD). Cette décision accentue la chute de cet islamologue suisse à la fois influent et controversé.

Deux plaintes pour viol

D’après une source proche du dossier, deux autres femmes ont témoigné aussi sous anonymat contre l’islamologue suisse de 55 ans. Elles pourraient même déposer des plaintes pour viol contre lui. Les viols auraient eu lieu dans des hôtels, lors des conférences à succès qu’ils donnaient en France. Durant cette période, il jouissait d’une grande aura et sa mise en cause a perturbé la communauté musulmane en France.

Les viols auraient eu lieu dans des hôtels, lors de ses conférences à succès. Crédit photo : Photo-Mix, Pixabay

La première plaignante est une femme de 40 ans qui a pris le pseudonyme de « Christelle ». Elle souffrirait d’un handicap physique. Elle accuse l’intellectuel de l’avoir violée et maltraitée durant leur unique rencontre en 2009 à Lyon. La deuxième plaignante, Henda Ayari, accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée en 2012 à Paris. Cette dernière est une ancienne salafiste reconvertie en militante féministe.

Une détention confirmée

Écroué vendredi dernier, le théologien avait demandé un débat différé pour l’examen de sa détention afin de pouvoir préparer sa défense. Au terme de son audience à huis clos ce mardi, le juge a décidé de rester dans la même ligne que les réquisitions faites par le parquet et a ordonné la détention provisoire.

Ce choix serait justifié par des garanties insuffisantes de la part de M. Ramadan ainsi que la possession d’un passeport suisse. De possibles pressions sur les plaignantes ont aussi impacté ce jugement. Pour sa défense, les avocats de ce dernier ont transmis un courrier à la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans lequel ils démontrent que l’enquête préliminaire a été sujette à des dysfonctionnements. Cela n’a pas visiblement suffi à faire plier le juge.

Source :

Le Parisien