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Les familles des djihadistes français retenus en Syrie portent plainte contre la France

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Source : Alexas Fotos - Pixabay

Le gouvernement aura été long avant de donner sa décision, mais c’est aujourd’hui chose faite. Les djihadistes français retenus en Syrie après avoir été arrêtés par les forces kurdes… ne seront pas extradés vers la France.

Émilie König – une des femmes djihadiste arrêtées / Source : 20minutes.fr

Une responsabilité déléguée aux « autorités locales »

C’est le 10 janvier 2018 que l’Élysée a donné sa réponse, en donnant une fin dite de « non-recevoir » (c’est-à-dire que c’est un refus catégorique et définitif). Le gouvernement a ainsi déclaré que c’était « aux autorités locales kurdes » de se « prononcer sur la responsabilité personnelle » d’une jeune femme détenue et défendue par un avocat français. Cette décision pourrait ainsi s’étendre à tous les détenus français.

Ces derniers pourraient éventuellement revenir en France si « ces autorités renonçaient à exercer des poursuites ou si les procédures engagées localement concluaient à son absence de responsabilité pénale ».

Une détention considérée comme illégale

Derrière les familles de ces français prisonniers, il y a des avocats fermement contre cette décision du gouvernement. Parmi eux, Marie Dosé, William Bourdon et Martin Pradel estiment que « ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre », en faisant référence aux dernières annonces de capture, concernant des femmes djihadistes. Ils ont ainsi décidé de porter plainte, directement contre les autorités françaises, pour « abus d’autorité » et « détention arbitraire ». Ils arguent également le fait que « ces femmes, parties sur zone, font l’objet de poursuites judiciaires en France. [Elles] acceptent de faire face à leur responsabilité pénale, dès leur arrivée sur le territoire français. »

Maître Marie Dosé a également demandé, dans une lettre écrite directement à destination du président Macron, « de penser aux enfants innocents », également victimes, malgré eux, de la guerre en Syrie.

Pour l’instant, aucune réponse du gouvernement n’a été communiquée.

Source :

Le Monde