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Laurent Wauquiez a réussi à prendre la tête du parti Les Républicains

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Laurent Wauquiez élu Président du parti Les Républicains avec 74,64 % des voix dès le premier tour. Crédit photo : Wikimedia Commons/Peter Potrowl

Ce dimanche, Laurent Wauquiez a été élu président du parti Les Républicains. Cette élection a mobilisé 99 597 votants soit 42,46 % des adhérents du mouvement. Élu dès le premier tour, ce suffrage est une étape vers la conquête du pouvoir pour le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes âgé de 42 ans.

Le début d’une nouvelle ère pour la droite

C’est avec un certain soulagement que Laurent Wauquiez a prononcé ses premiers mots après son élection. L’énarque a appelé à reconstruire la droite et invité les personnes qui ne se sont pas impliquées dans la campagne à travailler avec lui, car, « personne ne peut plus rester spectateur ». Message indirect à Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. C’est depuis 2014 que Wauquiez a montré son désir de prendre la tête du parti.

Laurent Wauquiez participant à une réunion de l’UE en 2016. Crédit photo : Flickr/European People’s Party

Une fois nommé secrétaire général par Nicolas Sarkozy, il a commencé à jouer des coudes pour grimper et a finalement eu l’ascension qu’il souhaitait en devenant vice-président grâce à l’éloignement de Nathalie Kosciusko-Morizet. Il accède au poste de président par intérim pendant la campagne pour les primaires de Sarkozy. Finalement, Fillion vainqueur des primaires lui préfère Bernard Accoyer. Depuis le 3 septembre, date de déclaration de sa candidature, le quadragénaire a effectué près de 70 déplacements, et attaqué violemment Macron à plusieurs reprises.

Les défis qui attendent Wauquiez

Le nouveau président LR hérite d’un parti exsangue en perte de vitesse. Les déboires de François Fillon couplés à la dissection de Macron ont eu raison de la force et de l’unité du groupe. Il va falloir réunir et réconcilier la droite avec elle-même.

La tâche ne sera pas aisée notamment avec le spectre Macron qui plane. Son défi sera d’arrêter les saignements, de séduire les déçus du FN et de remobiliser le noyau dur du parti. Il est attendu au tournant.

Source :

Le Monde