Les progrès de la médecine sont fulgurants, mais moins révolutionnaires ou éclatants qu’il y a 50 ans. Pour preuve, il aura fallu près d’une dizaine d’années pour trouver un vaccin expérimental et dont l’efficacité n’est estimée qu’à 98 %, contre la fièvre à virus Ebola. Selon l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, l’humanité serait démunie face aux superbactéries. En cause, la stagnation de la recherche relative aux antibiotiques.

L’humanité serait en grand danger sanitaire

C’est un signal d’alarme que vient de sonner l’OMS. Basée à Genève, l’Organisation Mondiale de la Santé a émis un cinglant rapport annuel qui conclut en une situation sanitaire catastrophique pour l’humanité.

Une bactérie – Crédits photo : PxFuel

En effet, ces dernières années ont surtout été marquées sur le plan de la santé par la croissance des résistances bactériennes aux antibiotiques. Du coup, de simples infections qui pouvaient il y a quelques années être traitées par une antibiothérapie assez sommaire, nécessitent désormais l’association de deux, voire trois antibiotiques à l’heure actuelle.

Du coup, dans un contexte d’augmentation des résistances aux antibiotiques et surtout une stagnation de la recherche, émergent des superbactéries face auxquelles nous n’aurions littéralement aucun moyen de riposte pour ainsi dire.

Ce sont là les conclusions du rapport émis par l’OMS. Le directeur de l’organisme onusien, Tedros Adhanom Ghebreyesus d’affirmer que « jamais la menace de la résistance aux antimicrobiens n’a été aussi immédiate et le besoin de solutions plus urgent ».

Une bactérie – Crédits photo : PxFuel

Pour preuve de cette urgence, chaque année en Europe on enregistre 33 000 décès des suites d’une infection dont le germe est résistant aux antibiotiques usuels. Aux Etats-Unis, ce chiffre grimpe à 35 000 par an.

La stagnation de la recherche, principale cause de l’état sanitaire du monde

D’après le rapport émis par l’OMS, 60 nouveaux antibiotiques ont été découverts durant les 30 dernières années. Cependant, 50 d’entre eux n’apportent d’après l’OMS que peu d’avantages par rapport à ceux actuellement en circulation dans le circuit médical. Enfin, seuls deux d’entre-eux ciblent préférentiellement les bactéries les plus résistantes.

Source :

Boursorama

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