Depuis près d’un an déjà, le groupe Renault – Nissan ou plus exactement l’alliance entre les deux constructeurs n’est pas au beau fixe. Arrestation surprise de son emblématique patron Carlos Ghosn, soupçons de corruption et de plan de sortie du nippon de l’alliance ont fragilisé un groupe qui était il y a eux ans encore premier constructeur automobile au monde. Alors qu’on pensait la tempête passée, cette semaine c’est au tour de Jun Seki, numéro trois du groupe d’annoncer sa démission sur fond de crise interne.

Que se passe-t-il réellement chez Nissan ?

L’atmosphère est tout sauf à la fête chez Nissan en ce moment. Le groupe automobile nippon est en effet empêtré dans une spirale infernale qui a débuté par l’arrestation il y a quelques mois de son patron, Carlos Ghosn.

Une voiture issue du partenariat Renault – Nissan – Crédits photo : YouTube

Il était principalement reproché à ce dernier des faits d’optimisation + évasion fiscale. Mais également de corruption, blanchiment d’argent et trafic d’influence. Actuellement incarcéré dans une prison haute sécurité sur le sol japonais, Carlos Ghosn voit l’oeuvre de toute une vie partir à petit feu au travers des titres des médias.

En effet, si les dessous de tout ce remue ménage sont encore inconnus, il se murmure que Nissan aurait développé des envies de prendre le large et casser l’alliance qu’il a tissé avec Renault. En effet le français et le nippon se sont rapprochés à une époque où Renault était en forme et Nissan en grandes difficultés sur tous les marchés. Depuis son redressement spectaculaire par Ghosn, Nissan essaie constamment de grappiller un peu plus d’influence et d’autonomie vis à vis de son partenaire Renault.

Carlos Ghosn et Jun Seki – Crédits photo : YouTube

La dernière tentative n’aurait pas été du goût de nombreux grands de chez Renault, qui ont ordonné la mise à mort des dirigeants de Nissan. Après Ghosn, Hiroto Saikawa et autres grands noms de Nissan, c’est au tour de Jun Seki de prendre la tangente. Ce dernier a en effet annoncé son intention de démissionner. Même si l’on se doute bien qu’il s’agit d’une manœuvre mise en place par Renault pour écarter tout esprit de rébellion de Nissan dans l’œuf.

Jun Seki rebondi sur l’électrique

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir Jun Seki se relancer chez l’un des plus gros concurrents de Nissan. Du moins sur le marché de l’électrique. Celui-ci a en effet été recruté par Nidec, chez qui il aura pour mission de développer des moteurs électriques plus petits, moins gourmands et plus performants.

Source :

BFMTV

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