Accueil La Newsly Room Elle donnait des anxiolytiques et des neuroleptiques à sa fille de 2...

Elle donnait des anxiolytiques et des neuroleptiques à sa fille de 2 ans pour la calmer

409
PARTAGER
Pixabay - jarmoluk

C’est une affaire troublante qui a été jugée au tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan ce mardi 11 septembre. Une mère âgée de 37 ans a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour avoir régulièrement donné des anxiolytiques et des neuroleptiques à sa fille âgée de seulement deux ans.

Des enfants placés

C’est une assistante familiale qui a donné l’alerte en 2017. Elle avait constaté que la petite fille prénommée Ayana-Bella était très souvent endormie et qu’elle ne se développait pas normalement. Des analyses ont alors révélé que la fillette qui avait deux ans au moment des faits avait ingéré du Lexomil et du Tercian. Ce qui expliquait son état comateux à longueur de journée.

Les parents de la fillette étaient malheureusement déjà connus des services de police. Leurs deux premiers enfants avaient été placés dans des familles d’accueil depuis 2013 pour les mêmes faits. Les parents ont été décrits par le Parquet comme dangereux et surtout récidivistes. Ils ont mis en danger la vie de leur petite fille en lui faisant ingérer des médicaments à forte dose.

Pixabay – ManuelPacheco
/ La maman diluait les comprimés dans le biberon de l’enfant.

Un état inquiétant

Ces anxiolytiques et neuroleptiques peuvent nuire au développement intellectuel d’un enfant. Pourtant, la maman diluait ces médicaments dans le biberon de la petite fille et lui en donnait absolument tous les jours. Selon elle, sa fille était très agitée et elle voulait simplement la calmer. Le père de famille âgé de 45 ans a expliqué avoir laissé faire son épouse pour éviter des disputes conjugales.

Le psychiatre en charge de l’affaire a décrit la femme comme ayant un quotient intellectuel bas et comme une personnalité borderline. Pour lui, elle n’est pas en mesure de comprendre la mise en danger de son enfant. La sentence est finalement plus clémente que celle demandée par le procureur. En effet, la femme écope de 6 mois de prison avec sursis et le père de 4 mois.

La petite fille quant à elle est maintenant tirée d’affaire, mais elle pourrait garder des séquelles à vie. Elle vit à présent dans une famille d’accueil.

Source :

France Bleu