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Un non-lieu pour les soldats français accusés de viols d’enfants en Centrafrique

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Source : Skeeze - Pixabay

Les juges d’instruction chargés de l’affaire concernant des soldats français accusés de viols d’enfants en Centrafrique viennent de rendre une ordonnance de non-lieu. Cette enquête concernait notamment l’opération Sangaris ayant eu lieu en 2013-2014.

Source : Jessica45 – Pixabay

Des victimes de moins de 15 ans

Les accusations se sont répandues comme une traînée de poudre après l’opération Sangaris de 2014. La réputation de l’armée s’en était vue fortement impactée en 2015 et l’affaire avait – évidemment – fait grand bruit.

Au sein de l’enquête, il était reproché à des soldats français d’avoir procédé à des abus sexuels (attouchements, agressions et viols), sur des mineurs de moins de 15 ans. Les juges d’instructions chargés du dossier devaient rendre leur verdict la fin de semaine dernière.

Les éléments recueillis ne permettent pas d’établir des faits étayés

Une ordonnance de non-lieu a donc été rendue. Au sein des réquisitions écrites, le parquet a notamment estimé « qu’il ne peut être affirmé, à l’issue de l’information, qu’aucun abus sexuel n’a été commis ».

Cependant, il semblerait que les difficultés soient nombreuses, notamment en ce qui concerne la collecte des différents témoignages : « la variation des témoignages ne permets pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires ».

Les « viols de guerre » sont malheureusement monnaie courante, lors de chaque conflit armé. Cependant, l’instabilité de la situation du pays et la précision plus que relative des informations, ne permettent que rarement d’obtenir justice. Il semblerait que, cette fois encore, la justice n’ait pas réussi à dégager des preuves suffisantes pour incriminer de potentiels agresseurs. Ou bien il ne s’agissait que d’une volonté de salir l’armée française, comme certains officiers et analystes l’avaient fait valoir lors des premières « révélations ».

Source :

Le Figaro