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Pour Julien Dray, les GAFAM doivent débourser 50 000 € à chaque Français de 18 ans

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Julien Dray, l'ancien député PS souhaite taxer autrement les GAFAM. Crédit photo : Wikipedia

Julien Dray, un ancien député qui pourrait briguer le poste de premier secrétaire du PS, voudrait que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) viennent en aide financièrement aux Français.

Julien Dray y pense sérieusement

De plus en plus d’hommes politiques européens demandent aux géants américains de payer plus d’impôts. Pour Julien Dray, un ancien député du PS, qui voudrait devenir premier secrétaire du parti, la meilleure manière de taxer ces entreprises serait de les amener à verser de l’argent directement aux citoyens français.

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Crédit photo : IDATE DigiWorld

S’exprimant lors de l’émission BFM Politique dimanche, il a proposé qu’une taxe sur les GAFAM soit mise en place. Elle permettra de créer une dotation universelle dont chaque Français pourra jouir comme bon lui semble. Elle est estimée à 50 000 euros, une somme allouée à chaque Français dès l’âge de 18 ans. Cette somme permettra aux bénéficiaires de se lancer dans la vie ou de préparer la retraite.

Une proposition complexe et… absurde

Pour de nombreux observateurs, cette proposition ressemble au revenu universel de Benoît Hamon présenté lors des élections présidentielles 2017. Pour Dray, comparaison n’est pas raison : il pense que sa taxe sur les géants du web est à la fois meilleure et logique, car son mode de financement est clair. Un rapport de l’INSEE établit que 847 000 personnes auront 18 ans en 2020 en France. Cela reviendrait pour ces grosses entreprises américaines à devoir payer 42 milliards d’euros en une année.

Dans ces conditions, la réalisation de ce projet semble difficile et… absurde. Le contexte actuel le confirme suffisamment, car les multinationales américaines préfèrent payer leurs taxes dans leur pays où la législation est plus souple. De nombreux pays européens essayent de changer la donne, mais les résultats ne sont pas concluants. Google – par exemple – a obtenu l’annulation l’année dernière d’un redressement fiscal prononcé en France.

 

Source :

Le Figaro