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États-Unis : commercialisation du premier médicament connecté

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Stevepb

L’Abilify MyCite ou (Aripiprazole) est un tout nouveau médicament très récemment autorisé par la Food and Drug Administration (FDA) (une grande agence américaine de médicament). Ce médicament – dont le prix est encore complètement inconnu – est le premier médicament connecté.

Frolicsomepl – Pixabay

Un antipsychotique connecté

Ce médicament est un antipsychotique doté d’un minuscule capteur connecté, qui se déclenche quand il est ingéré par le patient. Ce dernier s’active ainsi quand il entre en contact avec les sucs gastriques. Un micro signal est envoyé à un patch préalablement placé sur le corps, qui (lui-même) envoi un signal vers une application disponible sur smartphone. Le directeur de la division des produits psychiatriques, du Centre d’évaluation et de recherche sur les médicaments de la Food and Drug Administration – Mitchell Mathis – explique que : « Pouvoir suivre l’ingestion de médicaments prescrits pour une maladie mentale peut être utile pour certains patients », rapporte le Figaro.

Un médicament déjà accusé de servir d’outil de surveillance

L’objectif premier de ce médicament connecté est d’améliorer le suivi du patient et de s’assurer du respect des prescriptions médicales (notamment très importantes dans un suivi psychiatrique).

Cependant, une partie du corps de la justice française s’inquiète du caractère très intrusif, qui pourrait découler de l’utilisation de ce médicament et du procédé en lui-même. Marguerite Brac de la Perrière (actuelle directrice du département santé numérique rattaché au cabinet d’avocats Alain Bensoussan) s’est d’ailleurs exprimée sur le sujet :

« La liberté individuelle prime en France. Avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) – applicable à compter du 25 mai 2018 dans tous les pays de l’UE – qui interdit formellement de communiquer les données d’un individu sans son consentement, on évite que le remboursement d’un traitement soit conditionné par la rigueur de sa prise en France […] Sur des personnes malades, la question de la validité du consentement se pose, le sujet est-il vraiment en capacité de consentir ? ».

Source :

Le Figaro

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