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Au Portugal, un tribunal justifie les violences subies par une femme ayant commis l’adultère

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Alexas Fotos / Pixabay

En 2015, une femme portugaise entretenait une relation extra-conjugale. Elle a fini par y mettre un terme au bout de deux mois, provoquant la colère de son ancien amant. Ce dernier a commencé à la harceler et à la menacer de tout raconter à son mari, ce qu’il a finit par faire, par pure vengeance.

Le couple divorce suite à cette annonce et en Juin 2015 l’ex-amant et l’ex-conjoint s’allient pour enlever la femme et la séquestrer. L’ex-amant tenait la dame par terre pendant que l’ex-mari la battait à coups de bâton clouté.

Un dépôt de plainte et un jugement qui fait froid dans le dos

Après cet épisode traumatisant, la portugaise a porté plainte contre les deux hommes. L’ex-mari a été condamné à 15 mois de prisons avec sursis et à 1 500 euros d’amende. Trouvant la sentence beaucoup trop légère, le parquet a décidé de faire appel, en demandant une peine ferme de 3 ans et demie de prison. Cependant, les deux juges de la cour d’appel de Porto ont décidé de maintenir la première peine.

En cause ? La bible. Le tribunal de Porto a d’ailleurs déclaré (dans sa décision) : « comprendre la violence de l’homme, victime de cette trahison après avoir été vexé et humilié par sa femme », avant d’ajouter « Dans la Bible, nous pouvons lire que la femme adultère devait être punie par la peine de mort ».

Une décision qui justifie la violence conjugale

Évidemment, la majeur partie des citoyens du Portugal ne comprennent pas cette décision et la critiquent vigoureusement. De nombreuses associations et ONG, dont Amnesty International condamne cette décision, notamment car – en plus de légitimer la violence – elle a été faite sur le support de la Bible. Hors l’état et la religion ne doivent pas interférer.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) portugais qui – au départ – ne souhaitait pas intervenir, malgré les pétitions et manifestations des citoyens, a tout de même décidé d’ouvrir une enquête.

Source :

Le Figaro

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