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La Russie bloque une mission sur les armes chimiques en Syrie

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Crédit photo Franceinfo

La Russie vient d’empêcher le renouvellement du mandat de la commission d’enquête des Nations Unies sur les armes chimiques en Syrie. Elle a fait recours à son droit de veto pour bloquer le texte présenté par les États-Unis au conseil de sécurité. Un nouveau refus de la part de Moscou qui le place dans une mauvaise posture vis-à-vis de la communauté internationale.

Une mission pour vérifier l’usage des armes chimiques en Syrie

Depuis le début de la guerre en Syrie, la communauté internationale a plusieurs fois soupçonné l’utilisation des armes chimiques par l’armée du président Baschar Al-Assad. En 2015, l’ONU crée une commission d’enquête dont l’objectif est de vérifier l’emploi des armes de destruction massive dans le conflit.

Les experts enquêtent sur les armes chimiques en Syrie Crédit photo Sputnik France

Le texte présenté hier par les États-Unis au conseil de sécurité avait pour objectif de prolonger le mandant de cette commission d’enquête qui s’achève dans quelques semaines. Immédiatement après le refus de Moscou de soutenir le Joint Investigative Mechanism (JIM), la réaction de l’ambassadrice des États unis à l’ONU ne s’est pas fait attendre.

Nikki Haley a fustigé l’attitude de Moscou qui selon elle vise à soutenir le terrorisme en Syrie. De son côté, l’ambassadeur russe a réagi en reprochant aux États unis d’avoir présenté trop tôt un projet de renouvellement du mandat du JIM.

A l’approche de la date buttoir

Le mandat du JIM expire officiellement le 17 novembre prochain. Le débat lancé par les États-Unis sur le renouvellement de son mandat a fait l’objet d’un véritable conflit avec Moscou. Ceci alors que les enquêteurs de l’ONU présents sur le terrain en Syrie doivent livrer leurs conclusions sur l’utilisation ou non de ces armes chimiques.

La Russie a déjà menacé à maintes reprises d’opposer son droit de veto contre toute prolongation du mandat du JIM si les enquêteurs venaient à attribuer la responsabilité de cette attaque chimique à l’armée syrienne.

Source :

Libération

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