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Les bizutages a Caen, c’est terminé

Eva Laurent Par Eva Laurent
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Les bizutages a Caen, c’est terminé
KtPhotography / pixabay

Cette année, les étudiants de la faculté de médecin de Caen devront se passer de leur week-end d’intégration annuel. En effet, récemment, des syndicats d’étudiants ont dénoncé des faits inquiétants de bizutage à la justice. Une enquête a été ouverte et concerne le week-end d’intégration de 2016.

Voici un extrait diffusé sur la chaine de BFMTV, reprenant les soupçons enregistrés et l’ouverture de l’enquête :

Des scènes d’humiliations et de potentielles agressions sexuelles soupçonnées

Dans le dossier d’enquête, on y voit des bizuts pieds et mains liés, le visage dissimulé et le corps recouvert de substances non identifiées. Une étudiante de troisième année, Élise, a raconté ce qu’elle avait vu « Les plus chauds doivent ramper dans la merde, les tripes ou les viscères de poisson et manger de la pâtée pour chien […] s’échanger un poisson rouge vivant en s’embrassant, le dernier de la chaîne devant l’avaler« .

Une autre jeune femme (ayant souhaitée restée anonyme) a également témoigné à Ouest France, de ce qu’elle avait vécu durant ces soirées d’intégration alcoolisées. D’après elle, les jeunes filles se sentaient obligées de photocopier leurs seins pour s’intégrer et – surtout – elles n’osaient rien dire !

Il y a également des rumeurs d’agressions sexuelles, voir même d’incitation à en commettre ! Une année, une élève a été élue « Miss Chaudasse » par ses camarades. Un sobriquet que la jeune femme a du subir pendant toute la durée de son cursus.

Le bizutage, pourtant interdit en France

En France, le bizutage est défini de la manière suivante : il consiste « à amener une personne, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants ou à consommer de l’alcool de façon excessive, au cours d’une manifestation ou d’une réunion liée au milieu scolaire et/ou socio-éducatif« .

Le bizutage est interdit par la loi française et est potentiellement puni – au maximum – de 6 mois de prison et de 7 500 euros d’amendes. Que la victime soit consentante ne change rien à l’infraction.

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Eva Laurent

Eva Laurent a été secrétaire de rédaction dans un quotidien régional pendant une douzaine d'années avant de rejoindre Newsly. Elle y suit l'actualité générale, surtout l'international et l'économie, et relit une grande partie des articles publiés. Elle date chaque chiffre et renvoie vers la source d'origine. Elle apprend le portugais depuis deux ans.