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Radié de l’ordre des médecins : il “soignait” le cancer avec du radis noir et de l’extrait de gui

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Jarmoluk / Pixabay

Dans les Alpes-Maritimes, un médecin homéopathe a été radié de l’ordre des médecins après avoir pris en charge une patiente atteinte d’un cancer du sein. Pour la “soigner” il lui conseillait de prendre du radis noir et de l’extrait de gui.

Nikolay Frolochkin

Il n’avait pas fait le lien avec l’hôpital

Il n’y a rien de mal à compléter un traitement “classique” mis en place par des médecins, par de la médecine douce et homéopathique si cela aide la personne. Cependant, ne passer que par la médecine homéopathie peut réellement devenir dangereux pour la personne et c’est ce qu’on reproche à ce médecin homéopathe.

Si le verdict de radiation de l’ordre des médecins est récent, l’affaire remonte à fin 2012. Le médecin incriminé n’a – à aucun moment – pris contact avec un hôpital ou conseillé à sa patiente de passer des examens. On lui reproche également d’avoir conforter la patiente dans l’illusion qu’elle pouvait échapper aux traitements classiques qui, manifestement, l’inquiétaient.

Des prescriptions de mélanges phytothérapiques comme traitement contre le cancer

Il lui prescrivait des préparations phytothérapiques à base de radis noir, d’extrait de gui, de noyer, d’arnica ou de chardon marie. Plus étonnant – et inquiétant encore – il procédait à des injections, directement dans le sein, d’extrait de gui.

Malheureusement pour elle, sans prise en charge adéquate, la patiente est décédée des suites de son cancer du sain en 2012. La famille avait déjà porté plainte contre le praticien six mois avant le drame.

Au final, même si madame avait volontairement décidé de se passer des traitements allopathiques classiques, les actes du docteur ne sont pas dénués de responsabilité. Il aurait du permettre et pousser sa patiente vers des traitements en adéquation avec son état, selon les données scientifiques et le consensus retenu. En effet, selon le code de déontologie médicale, les médecins disposent d’une liberté de prescription. Cependant, cette liberté est limitée par les “données acquises de la science”, validées par des études cliniques.

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