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Pour la première fois, une équipe de réfugiés participera aux Jeux Olympiques

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Pour la première fois, une équipe d’athlètes réfugiés participera à des Jeux olympiques sous l’égide du drapeau olympique.

C’est une première olympique : 10 membres d’une équipe atypique seront en compétition lors des Jeux Olympiques d’été à Rio de Janeiro: une équipe composée entièrement de réfugiés .

Parmi ces dix athlètes, on retrouve notamment Popole Misenga et Yolande Mabika, deux réfugiés de la République démocratique du Congo. Ils vivent déjà au Brésil, où les jeux ouvriront le 5 août prochain.

Agiles, rapides et acharnés, ils s’entraînent pour la gloire olympique en judo. Comme beaucoup de réfugiés, ils ont fait face à la guerre et la faim au Congo, où des millions de gens ont péri dans la violence au cours des deux dernières décennies. Mais ils ont fini par arriver à Rio d’une manière inattendue.

Yolande Mabika, 28 ans, raconte en portugais comment elle et Popole Misenga, 23 ans, faisaient partie de l’équipe nationale de judo du Congo quand ils sont arrivés au Brésil il y a trois ans pour participer aux Championnats du monde de judo. Pendant la compétition, leur entraîneur a pris les passeports et documents officiels de l’ensemble de l’équipe et tout leur argent et a disparu, raconte-t-elle .

Equipe des réfugies, Jeux Olympiques, Rio

“Nous avions faim,” se souvient-elle, “et personne ne nous aidait. J’approchai les noirs comme moi dans la rue, leur parlant français, et en demandant s’ils étaient africains. Je ne pouvais pas comprendre ou parler portugais à cette époque.”

Enfin, elle a été dirigée vers un salon de coiffure où de nombreux Africains travaillaient. “J’ai tellement pleuré, mes yeux étaient rouges,” dit-elle. Elle et Misenga ont dormi là pendant des semaines.

Un entraîneur local pour les préparer

Yolande Mabika et Popole Misenga sont tous deux devenus des réfugiés officiels, mais avaient peu de soutien. Le premier emploi de Yolande au Brésil a été de nettoyer des équipements industriels lourds. Mais elle supplia les gens de l’aider à se remettre au sport qu’elle aimait et dans lequel elle excellait. La presse locale a mis sur le devant de la scène son histoire touchante et elle fut mise en relation avec un entraîneur, Flavio Canto, un ancien médaillé de bronze olympique. Ce dernier entraîne les deux judokas.

“Le judo ne m’a jamais permis de gagner le moindre argent, mais il m’a permis d’avoir du cœur,” dit‑elle. “J’ai été séparée de ma famille et je pleurais beaucoup avant. Ma vie a commencé à s’améliorer avec le judo.”

Une équipe de 10 athlètes

Huit autres athlètes ont été sélectionnés pour prendre part à l’équipe des réfugiés aux Jeux olympiques, qui marcheront lors de la cérémonie d’ouverture sous le drapeau olympique. Les autres athlètes comprennent deux nageurs Syriens dont Yusra Mardini , un marathonien Éthiopien et cinq coureurs Sud-Soudanais.

Yolande Mabika est confiante pour les Jeux Olympiques: “Je ferai partie de cette équipe et je gagnerai une médaille. Je suis une bonne athlète et c’est une occasion pour moi de changer ma vie. J’espère que mon histoire sera un exemple pour tout le monde. Peut-être que ma famille me verra et que nous serons réunis.”

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