Accueil La Newsly Room Selon une étude, la consommation excessive d’alcool favoriserait les risques de démence

Selon une étude, la consommation excessive d’alcool favoriserait les risques de démence

339
PARTAGER
Source : stevepb - Pixabay

Selon une très récente étude, une consommation excessive d’alcool favoriserait l’apparition de la démence et de maladies graves, comme Alzheimer. En France, on estime que la consommation excessive correspond chaque jour à six verres d’alcool et plus pour les hommes et quatre verres ou davantage pour les femmes.

Source : Free-Photos – Pixabay

Une étude publiée par l’Inserm

Cette étude a été publiée par l’Inserm, le mercredi 21 février, au sein de la revue The Lancet Public Health. Ces recherches ont été menées en collaboration avec des chercheurs canadiens. Elle se fonde notamment sur la prise en compte et l’analyse de près de 57 353 cas de démence dite « précoce » (survenant chez des patients âgés de moins de 65 ans). L’article énonce ainsi : « Après exclusion des cas de démence attribuables à une pathologie bien identifiée, les chercheurs ont retrouvé une consommation excessive d’alcool dans 57 % des démences précoces ». Pour les cas de démences survenus après 65 ans, ce pourcentage tombe à 8 %.

Un facteur de risque « plus important que le tabagisme ou l’hypertension artérielle »

Grâce aux résultats recueillis, les chercheurs estiment que la consommation excessive d’alcool est un risque majeur, plus important que la consommation régulière de tabac ou l’hypertension artérielle.

Ainsi, les responsables de l’étude – Michaël Scharzinger et Carol Dufouil – estiment que l’alcool « pourrait précipiter la venue de ces maladies et accélérer leur progression en augmentant les dommages structurels et fonctionnels dans le cerveau ». Pour rappel, il est maintenant prouvé que l’alcool pouvait provoquer des lésions imperceptibles mais définitives aux neurones et autres régions du cerveau.

Les responsables de l’étude appellent à ce que de nouvelles mesures préventives soient mises en place, en mettant notamment en avant que la prise en charge des maladies liées à la démence représente un coût financier et sociétal important.

Source :

Le Monde