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    À Rio, les policiers ont commis près d’un homicide sur six l’an dernier

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    À un an des JO, Rio de Janeiro doit encore régler de nombreux problèmes sociaux

    Nous ne sommes seulement qu’à un an des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, et la ville brésilienne est déjà sous surveillance pour ses problèmes de sécurité et de santé. Mais Amnesty International vient d’ajouter à cela un autre casse-tête pour la ville Brésilienne.

    L’organisation qui défend les droits de l’homme a dénoncé une épidémie de violence policière dans la ville, publiant un rapport indiquant que les meurtres de la police ont représenté près de 16% (1519 au total) des homicides de la ville l’année dernière. Le Brésil a l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde .

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    Des hommes, jeunes, de couleur de peau noire

    Dans un rapport détaillé de 90 pages intitulé “You killed my son” (“Vous avez tué mon fils”), Amnesty International affirme que la “guerre contre la drogue” est devenue une excuse pour la police militaire d’utiliser une force excessive et parfois meurtrière, et même de procéder à des exécutions sommaires, en particulier dans les quartiers pauvres de la ville connus sous le nom de favelas .

    Les chercheurs ont étudié le nombre d’homicides sur presque une décennie (2005-2014) et ont constaté qu’il y avait eu 8466 meurtres de la police dans l’État de Rio de Janeiro, 5132 d’entre eux au sein même de la ville. Les victimes étaient principalement des hommes (95%), noirs (79%) et jeunes (75% étaient âgés de 15 à 29 ans). Ils vivaient principalement dans les favelas et autres bidonvilles marginalisés.

    “Les autorités utilisent souvent le terme juridique de “résistance suivie de mort” comme un rideau de fumée pour dissimuler les meurtres commis par les agents de police”, indique le rapport.

    L’organisation a fondé son étude sur des données du Ministère de la Santé et l’Institut de la Sécurité Publique (ISP), ainsi que des visites sur le terrain et des entretiens avec des victimes de violence et leurs familles, des témoins et des organisateurs locaux. Les chercheurs ont notamment examiné près de 10 affaires dans la favela Acari, qui arrive première en termes d’homicides de la police l’année dernière. Parmi eux, quatre victimes s’étaient rendues lorsque des policiers ont ouvert le feu, quatre autres ont été abattues sans avertissement préalable, et une autre s’enfuyait quand elle a été abattue, a dit Amnesty.

    L’ONG indique aussi que les agents de la force publique travaillent avec une “impunité totale”. L’étude a révélé que seulement une des 220 enquêtes ouvertes en raison des meurtres de la police en 2011 a conduit à l’inculpation d’un officier.

    Le secrétaire à la Sécurité de l’Etat José Mariano Beltrame a critiqué le rapport d’Amnesty International, le qualifiant d’ “irresponsable et trompeur”. Le gouvernement local lui-même donnent des chiffres totalement différents : selon les chiffres officiels pour la ville de Rio de Janeiro, les meurtres de la police ont chuté de 85%, passant de 136 à 20 entre 2008 et 2014.

    Crédit photo principale : Wikimedia – Agência Brasil -ABr

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