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La tension entre Taxis et VTC continue, Cazeneuve appelle au calme

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Après l’agression d’hier vraisemblablement par des chauffeurs de taxi à cause d’Uberpop, le ministre de l’intérieur appelle au calme

Lourdement amoché, le jeune homme doit subir dans la semaine des opérations au niveau du visage et allonge la liste de victimes dans l’affrontement entre Taxi et VTC.

Que ce soit à Strasbourg, Lille, Nice , Marseille, Paris ou aujourd’hui Lyon, les affaires d’agressions liées à des véhicules de tourisme sans chauffeur ou des taxis semblent être de plus en plus fréquentes. Pneus dégonflés, vitres brisées, chauffeurs ou clients passés à tabac, les taxis font parler d’eux. Quelques semaines plus tôt c’était les VTC qui remontaient au score avec une agression à l’aéroport de Roissy .

Sur le papier les VTC sont encadrés, en pratique les choses diffèrent

Pour être au volant d’un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), la législation est assez stricte. Il faut être titulaire du permis B depuis plus de 3 ans, obtenir une attestation d’aptitude physique auprès du préfet et suivre une formation de 250 heures minimum.

Dans l’application maintenant les choses se passent bien différemment.

« La législation encadre les VTC, mais personne ne l’applique. Les VTC sont majoritairement banalisés, c’est impossible de les contrôler. »

Pour Eric, chauffeur de taxi près de Toulon dans le sud de la France, la fraude est évidente pour les VTC tant les contrôles sont rares.

« J’exerce ce métier depuis 17 ans et je n’ai pas été moi-même contrôlé une seule fois ! »

Un gouffre entre ce qui est demandé aux taxis comparablement aux VTC »

Avoir une licence de chauffeur de taxi est compliqué et dans certaines zones, les clients viennent à manquer pendant l’hiver. Eric fait ainsi du transport médical pour réussir à gagner sa vie et quand il entend que sur des contrôles de VTC, certains n’ont pas le permis ou sont des fonctionnaires en arrêt maladie, la colère monte.

« On peut appliquer ce principe à tout le monde, les médecins, les notaires… Uberpop c’est un peu le grand supermarché qui s’implantait en ville il y a une quarantaine d’années ; aujourd’hui il n’y a plus aucun petit artisan et que des grandes enseignes »

Pour lui, le gouvernement tarde trop à prendre des décisions, ils ont trop laissé s’installer les VTC. La solution aurait été de délivrer certaines licences gratuitement là où il manque de taxis comme à Paris, seulement il aurait fallut le faire au compte-gouttes afin de ne pas dé-libéraliser la profession.

60 % de travail en moins dans les grandes villes !

Avec un tel chiffre, on comprend le désarroi des taxis qui tentent de préserver leur profession en danger. Demain la manifestation contre UberPop sera nationale. A la veille de ce nouveau rassemblement, Bernard Cazeneuve le ministre de l’intérieur tient à rappeler que la violence n’est pas une solution acceptable. Il a lancé hier soir un « appel au calme » et a ajouté dans un communiqué que « dans un état de droit, nul ne peut se faire justice soi-même ».