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Les puristes québécois de la langue française frappent à nouveau !

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Fiction pulpeuse traduction quebec

“Selfiestick”, “binge watching”… Le Québec a francisé cinq nouveaux mots anglais

Vous le savez peut être, les québécois ont une légère obsession – sinon un trouble du comportement – consistant à traduire absolument l’intégralité des mots anglais qu’ils croisent. Certains parfois n’ont pas de réels équivalents, il faut alors se mettre d’accord sur le terme adéquat qui viendra enrichir la langue de molière.

C’est l’Office Québécois de la Langue Française (OQLF ) qui se charge habituellement de franciser des termes anglais. Il y a quelques jours maintenant le purisme de nos amis québécois a une nouvelle fois fait des siennes. À l’origine des débats ? Cinq termes anglais qu’il fallait nécessairement – ou non – adapter à la langue française.

Le selfiestick

L’outil qui permet de prendre des selfies avec plus de recul que son propre bras devient la “perche à l’égoportrait”. Ici le terme anglais était relativement connu ou compréhensible, et il le reste en français bien qu’il fasse quelque peu pompeux. Ceci dit sans froisser personne, le selfie reste plus un symbole de vanité que de modestie, alors que le terme soit pompeux ou pas ne changera pas grand chose.

La digital afterlife

C’est le terme “au-delà numérique” qui traduit désormais la “digital afterlife”. Cependant, cette expression reste peut-être pour vous assez obscure. Et bien avec le développement d’internet, désormais les personnes décédées conservent une identité numérique, même après la mort; c’est en quelque sorte ça, la digital afterlife.

Pour Léo Grasset, youtubeur écrivain et chercheur, le numérique peut même aider au deuil, et il l’explique magnifiquement bien.

Webrooming et Binge watching

Deux expressions ici quasiment pas utilisées et il y a même fort à parier que vous découvrez ces deux termes à l’instant. Le premier est traduit comme du “webrepérage” – avant d’acheter dans un magasin ensuite – et le second est francisé en “visionnage en rafale”. Cette dernière nomme l’acte de regarder d’une traite – ou en tout cas avec sacrément d’entrain – une série complète. Sa cousine le binge drinking est bien plus connue et elle consiste non pas à consommer massivement une série, mais de l’alcool.

Les Unboxing

Ici pour connaître le terme d’unboxing vous devrez probablement passer quelques heures par jour sur internet afin d’avoir déjà rencontré ce phénomène. Sur YouTube il se répand et consiste à se filmer en train de déballer quelque chose. La traduction choisie par l’OQLF est “déballage vidéo” qui semble le plus approprié à la situation. Sur les réseaux sociaux vous trouvez des unboxing d’à peu près tout, le principe étant de découvrir avec le spectateur un produit et pourquoi pas le tester ou le comparer à d’autres.

Quelques perles Québécoises de francisation

Pour les cinq définitions précédentes, les termes choisit sembles appropriés et collent assez bien à l’image qu’on s’en fait au départ. Malheureusement certains films n’ont pas eu cette chance et leur francisation s’est plutôt mal passée…

American History X est devenu Génération X-trême. Un tel gâchis pour un si beau film qui perd ici une sacrée couche de crédibilité. Le grand classique Very Bad Trip a été transformé en Lendemain de veille, sacrément moins classe. Le meilleur pour la fin maintenant, Trainspotting est devenu Ferrovipathes. Pour ce dernier je vous laissez chercher la définition, moi j’abandonne.

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