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« Une puce dans le cerveau humain, et ça marche » : un concurrent de Neuralink réussit une implantation historique

Irène Castelnau Par Irène Castelnau
4 min de lecture
« Une puce dans le cerveau humain, et ça marche » : un concurrent de Neuralink réussit une implantation historique
Illustration de l'implantation d'un dispositif BCI par Paradromics dans un cerveau humain. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🧠 Paradromics implante avec succès un dispositif BCI dans le cerveau humain, marquant une étape cruciale dans la neurotechnologie.
  • 🚀 Le système Connexus BCI enregistre l’activité neuronale, ouvrant la voie à des essais cliniques plus larges sous l’égide de l’Université du Michigan.
  • 🌍 Paradromics fait face à une concurrence intense avec des acteurs comme Neuralink, Synchron, et Precision Neuroscience dans le domaine des interfaces cerveau-ordinateur.
  • 💡 L’entreprise ambitionne d’aider les personnes souffrant de handicaps moteurs à communiquer grâce à des avancées technologiques significatives.

La technologie des interfaces cerveau-ordinateur (BCI) connaît une avancée significative avec Paradromics qui rejoint les rangs des entreprises comme Neuralink dans cette course effrénée. La récente implantation d’un dispositif BCI dans le cerveau humain par Paradromics lors d’une chirurgie programmée à l’Université du Michigan marque un tournant décisif. Cette démarche, réalisée le 14 mai dernier, s’est déroulée en seulement 20 minutes, concrétisant les efforts de cette entreprise texane fondée en 2015. Tandis que la BCI de Paradromics se prépare à des essais cliniques plus larges, l’industrie neurotechnologique s’anime autour de promesses d’innovations médicales révolutionnaires.

Une avancée vers les essais cliniques

Les interfaces cerveau-ordinateur (BCI) se définissent comme des technologies permettant de lire les signaux cérébraux pour les convertir en commandes destinées à des dispositifs externes. Le système Connexus BCI de Paradromics a enregistré l’activité neuronale durant une procédure brève, marquant un premier pas prometteur vers des essais cliniques plus vastes. Bien que le dispositif n’ait pas encore reçu l’approbation de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, cette mise en œuvre réussie dans le cerveau humain montre que la technologie pourrait bientôt passer du laboratoire à la clinique. Cette étape est cruciale, car Paradromics se considère désormais comme une entreprise en phase clinique, selon son fondateur et PDG Matt Angle.

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Phase clinique, enjeux élevés

La procédure réalisée en mai a été effectuée lors d’une chirurgie pour traiter l’épilepsie, permettant aux chercheurs de tester le dispositif en toute sécurité sous une supervision étroite. Paradromics envisage de multiples interventions chirurgicales similaires dans les mois à venir. Le Connexus, contrairement à d’autres systèmes concurrents, aspire à lire les signaux au niveau des neurones individuels, fournissant ainsi des données de plus haute résolution. Cette ambition vise à aider les personnes souffrant de handicaps moteurs sévères, telles que la paralysie, à communiquer via des ordinateurs. Le professeur Oren Sagher et le professeur adjoint Matthew Willsey, de l’Université du Michigan, ont supervisé cette avancée scientifique majeure.

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Une concurrence féroce dans le domaine

Paradromics entre dans un secteur déjà bien peuplé de startups neurotechnologiques cherchant à commercialiser des systèmes BCI. Parmi les concurrents, Neuralink d’Elon Musk a déjà lancé ses essais cliniques et a même reçu une désignation de ‘percée’ de la FDA pour son dispositif de restauration de la parole. D’autres acteurs, tels que Synchron, soutenu par Jeff Bezos et Bill Gates, et Precision Neuroscience, poursuivent le développement de leurs technologies respectives. Paradromics, ayant levé près de 100 millions d’euros, s’allie également au projet NEOM en Arabie Saoudite, signifiant des ambitions globales. En l’attente des approbations réglementaires, la société prévoit de lancer un essai clinique à grande échelle cette année pour étudier la sécurité et les bénéfices potentiels à long terme de son implant chez les personnes en situation de handicap.

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Défis et perspectives d’avenir

Les avancées de Paradromics soulèvent des questions sur l’avenir de la neurotechnologie et son impact potentiel. La capacité d’interagir directement avec le cerveau humain ouvre des perspectives fascinantes mais aussi des défis éthiques et techniques à aborder. Comment cette technologie pourrait-elle transformer notre interaction avec les machines, et quelles implications cela a-t-il pour l’autonomie des personnes handicapées ? Le succès de la BCI de Paradromics dans les essais cliniques pourrait révolutionner la manière dont nous percevons les limites du corps humain et de la communication. Cette innovation pose également la question de savoir comment elle sera régulée et acceptée par le public, en tenant compte des implications sociales et éthiques plus larges.

Alors que Paradromics continue de progresser dans le développement de sa technologie BCI, des interrogations cruciales demeurent. Comment cette technologie sera-t-elle accueillie par la communauté médicale et le grand public ? Quels seront les impacts sociaux et éthiques de ces avancées sur notre société ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Irène Castelnau

L’actualité, remise en perspective

Irène Castelnau

Bibliothécaire pendant trente ans, dont vingt dans une médiathèque de la banlieue toulousaine, Irène Castelnau écrit pour Newsly sur la culture, la société et la consommation. Elle traite aussi l'économie du quotidien : prix, budget des ménages, aides publiques. Elle aime revenir sur un sujet quelques mois plus tard pour voir ce qui a changé. Elle joue du violoncelle dans un orchestre amateur.