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Ces tatouages vivants transforment les murs urbains en purificateurs d’air révolutionnaires pour une ville plus verte et respirable

Thibault Lartigau Par Thibault Lartigau
3 min de lecture
Ces tatouages vivants transforment les murs urbains en purificateurs d’air révolutionnaires pour une ville plus verte et respirable
Illustration de façades urbaines transformées en purificateurs d'air grâce à des microorganismes. Image réalisée par IA.

En bref

  • Les chercheurs développent des revêtements bioactifs pour les façades, intégrant des microorganismes qui purifient l’air.
  • L’équipe utilise une technologie d’impression innovante pour appliquer une encre vivante sur divers matériaux de construction.
  • Ce projet vise à transformer les bâtiments en entités écologiques capables de séquestrer le carbone et de résister aux polluants.
  • Les microorganismes, sélectionnés pour leur résilience, sont étudiés pour offrir des solutions durables aux défis architecturaux.

Les avancées scientifiques récentes ont permis de transformer nos bâtiments en véritables alliés écologiques. En effet, des chercheurs ont mis au point des techniques innovantes pour intégrer des microorganismes directement sur les façades des bâtiments. Ces microorganismes ont la capacité de protéger les surfaces, de capter le dioxyde de carbone et de purifier l’air en filtrant les polluants. Ce projet audacieux, dirigé par des scientifiques de l’Université de Technologie de Graz en Autriche et de l’Université de Ljubljana en Slovénie, vise à donner vie aux murs de nos villes et à les rendre plus durables et plus respectueux de l’environnement.

Une innovation bioactive pour les bâtiments

Les façades des bâtiments, autrefois inertes, sont désormais au centre d’une révolution écologique grâce à l’intégration de microorganismes sélectionnés. Ces microorganismes, isolés notamment des façades de la ville côtière d’Izola en Slovénie, sont utilisés pour créer des revêtements capables de protéger les surfaces, stocker le CO2 et filtrer les polluants atmosphériques. Le projet, dirigé par Carole Planchette, PhD, de l’Université de Technologie de Graz, s’articule autour de la création d’une encre vivante imprimable, permettant d’incorporer ces communautés microbiennes sur divers matériaux de construction tels que le béton, le bois et le métal. Nina Gunde-Cimerman, PhD, mène le travail d’identification et de sélection des souches microbiennes afin de créer des consortia inter-règnes stables et résilients, adaptés aux applications architecturales.

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Les défis technologiques du projet REMEDY

Le développement d’une encre vivante imprimable pose des défis technologiques uniques. L’équipe, en collaboration avec des fabricants de technologies d’impression et de revêtements, travaille à surmonter les obstacles liés à la taille des microorganismes, qui mesurent plusieurs micromètres, bien au-delà des capacités des technologies d’impression à jet d’encre conventionnelles. L’ambition du projet REMEDY est de réaliser une avancée significative dans la recherche fondamentale en microbiologie et biologie synthétique, en transférant ce savoir-faire vers la science des matériaux sous forme de matériaux vivants ingénierés. La réussite de cette entreprise pourrait transformer radicalement la manière dont les façades sont conçues et utilisées.

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Un impact environnemental majeur

Les chercheurs estiment que d’ici les 25 prochaines années, environ 9,4 milliards de mètres carrés de façades et de toits seront rénovés ou construits au sein de l’Union Européenne. L’objectif est de créer un microbiome bénéfique pour les bâtiments, capable de résister aux microbes pathogènes et de réparer les fissures superficielles. Outre la protection des façades, ce système offre des avantages supplémentaires tels que la séquestration du carbone, la génération d’oxygène et la bioremédiation. Selon Carole Planchette, ce potentiel immense doit être exploité pour transformer nos villes en espaces plus verts et plus respirables, sans empiéter sur les espaces non développés.

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Vers une nouvelle ère architecturale

Le projet REMEDY ouvre la voie à une nouvelle ère dans la conception architecturale, où les bâtiments ne sont plus seulement des structures statiques, mais des entités vivantes et évolutives. Les chercheurs s’efforcent de finaliser le développement des encres biocompatibles et de la technologie d’impression sur mesure dans les délais du projet. L’utilisation d’encres vivantes pour des processus industriels tels que l’impression à jet d’encre représente un défi majeur, car cela nécessite une tolérance minimale aux variations de paramètres. Cependant, l’équipe reste confiante dans la réussite de cette initiative audacieuse, qui pourrait redéfinir les standards de l’architecture moderne.

En explorant les possibilités offertes par l’intégration de microorganismes dans les matériaux de construction, nous assistons à une transformation potentiellement révolutionnaire du paysage urbain. Cette approche innovante pourrait-elle être la clé pour atteindre des villes durables et résilientes face aux défis environnementaux croissants ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Thibault Lartigau

L’actualité, remise en perspective

Thibault Lartigau

Thibault Lartigau a analysé des dossiers de crédit aux entreprises dans une banque régionale pendant quinze ans. Il suit l'économie et la finance pour Newsly : marchés, taux, épargne et résultats des grandes entreprises. Il traduit les montants en ordres de grandeur que l'on peut se représenter. Il entraîne une équipe de rugby de moins de douze ans près de Bayonne.