Un procès en manque d’ambition est fait au projet de loi visant à garantir un vieillissement de qualité, présenté le 29 mars en Conseil des ministres. Malgré des intentions louables, quelques associations de défense des seniors pointent du doigt un texte qui ne répondrait pas à toutes les attentes et ne prendrait pas en compte les véritables besoins des personnes âgées.
Logique du projet et mesures présentées
Ce projet de loi s’inscrit dans une logique de valorisation et de respect du bien vieillir. Il intègre diverses mesures telles que l’instauration d’un label « Bien vieillir » pour les centres d’accueil des seniors, la fondation d’un observatoire national du bien vieillir, ou encore la valorisation de l’habitat inclusif. L’objectif affiché est de rehausser considérablement la qualité de vie des personnes âgées sur le territoire.
Limites du texte selon les associations concernées
Toutefois, les détracteurs de cette loi sont nombreux parmi les associations de défense des personnes âgées. En effet, elles considèrent que le texte ne va pas suffisamment loin et ne considère pas de manière précise les spécificités et les exigences des seniors, en particulier en matière d’accompagnement médical et social. Ces organisations déplorent aussi l’absence de mesures pratiques pour lutter contre la solitude des seniors et pour soutenir le maintien à domicile.
A la recherche d’améliorations et d’une plus grande consultation
Pour ces raisons, les associations invitent le gouvernement à reconsidérer son texte de loi et à incorporer d’une façon plus importante les enjeux propres aux personnes âgées. Elles appellent, de la même manière, à une consultation plus efficiente avec les principaux acteurs du domaine afin d’élaborer des mesures plus en phase avec les besoins concrets des seniors sur le territoire.
Le projet de loi face à la réalité
Reste à déterminer si ce remaniement sera applicable et si le gouvernement parviendra à s’accorder avec les associations en vue d’une meilleure prise en compte de la réalité du vieillissement. Cette tâche s’annonce ardue car la question est aussi complexe que sensible. Toutefois, le dialogue semble amorcé et il est à espérer que les griefs des associations soient entendus, pour le bien-être futur de millions de personnes âgées sur le territoire.







