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Slogan « Au nom du peuple » : la justice saisie par l’association

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Corinne Morel, Au nom du peuple

Après une mise en demeure du FN par l’association lyonnaise “Au nom du peuple”, la justice devra trancher l’affaire.

Cette décision était attendue. L’association lyonnaise “Au nom du peuple” avait, dans une lettre publique paru le 20 septembre, mis en demeure le FN et sa présidente Marine Le Pen de changer son slogan « Au nom du peuple » sous 48h, menaçant le cas échéant de porter l’affaire devant les tribunaux. La présidente de l’association Corinne Morel, dans un communiqué reçu par Newsly ce jeudi 7 octobre, annonce que “Marine Le Pen n’ayant pas répondu à notre mise en demeure […], nous sommes obligés d’engager une procédure en justice, suite à l’utilisation du nom de notre association comme slogan de campagne du Front National.”

Consécutivement, Au nom du peuple annonce qu’une conférence de presse sera organisée le mercredi 12 octobre au Club de la Presse de Lyon, afin de présenter la ligne de défense de l’association.

Plusieurs personnalités impliquées

Dans son communiqué, l’association annonce qu’en plus du Front National et de Marine Le Pen, Sighild Blanc et sa société Unanime et l’association Jeanne, actuellement impliquée dans l’affaire du financement de la campagne de 2012, seront également poursuivis.

L’association reproche aux différents accusés qu’en choisissant ce slogan, l’image de l’association serait affectée. “La confusion est patente et s’est manifestée de suite avec des appels de personnes, adhérentes ou non, nous demandant si nous étions affiliés au FN. Ce que nous ne sommes pas, bien évidemment. Il est apparu très vite que nous allions être assimilés au FN” nous a-t-elle confié lors d’une interview .

L’avocat de Marine Le Pen, Me David Dassa-Le Deist, publia un communiqué le 20 septembre en réponse à cette accusation. Il expliqua que “la marque « Au nom du peuple » a été déposée auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle” et ce “depuis plusieurs mois déjà”. Il conclut que la présidente du Front National est donc “seule détenteur des droits sur cette marque et peut à cet effet se prévaloir de toutes garanties d’antériorité.” Une affirmation réfutée par l’association fondée en 2013, qui affirme qu’en déposant les statuts, le nom était de facto protégé.

Crédit photo principale : Capture d’écran BFM TV

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