Économie & finance

Réforme du DPE : comment des milliers de logements perdent enfin leur statut de « passoires énergétiques » en France

Eva Laurent Par Eva Laurent
4 min de lecture
Réforme du DPE : comment des milliers de logements perdent enfin leur statut de « passoires énergétiques » en France
Illustration de la réduction des logements énergivores en France grâce à la réforme du Diagnostic de Performance Énergétique.
EN BREF
  • 🏠 La réforme du Diagnostic de Performance Énergétique vise à réduire les passoires énergétiques en France.
  • 📉 En 2025, le nombre de logements énergivores a diminué de 400 000, représentant 14,4 % du parc total.
  • ⚡ Les modifications du DPE ont permis de reclasser 160 000 appartements, impactant positivement le secteur.
  • 👴 Les propriétaires âgés et à revenus modestes font face à des défis pour financer les rénovations nécessaires.

En France, la lutte contre les logements énergivores, souvent appelés « passoires énergétiques », progresse. Le nombre de ces habitations a diminué, mais reste considérable. En janvier 2025, le pays comptait 5,4 millions de ces logements, soit 400 000 de moins qu’en 2024. Cela représente 14,4 % du parc immobilier total. Ces chiffres montrent que des efforts ont été réalisés, mais soulignent aussi l’ampleur du travail restant pour améliorer l’efficacité énergétique des habitations françaises. Cette situation pose des défis importants, tant sur le plan environnemental que social, nécessitant des solutions à long terme.

Bilan et avancées

Les passoires énergétiques sont identifiées par le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), classant les logements de A à G. Les habitations classées G sont les plus énergivores. Une réforme récente du DPE a permis de réduire leur nombre. Pour les résidences principales, 12,7 % sont encore considérées comme passoires, soit environ 3,9 millions de logements. Entre janvier 2024 et janvier 2025, une baisse de 327 000 logements a été enregistrée. Cette réduction, relayée par Le Parisien, montre un progrès notable.

Dans le secteur locatif privé, 13,8 % des logements sont concernés, soit près de 1,1 million d’unités. Parmi elles, 453 000 sont classées G. La législation impose désormais que tout logement loué doit être au moins classé F. Sinon, la location est interdite et des travaux sont obligatoires pour les propriétaires. Cette obligation vise à inciter les rénovations et à améliorer l’efficacité énergétique.

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Modifications du DPE et leurs implications

Les ajustements récents du DPE ont eu un impact significatif. En février 2024, les seuils de calcul ont été modifiés pour les petites surfaces. Cela a permis de reclasser 160 000 appartements, représentant 38 % de la baisse dans les résidences principales. Une nouvelle modification du coefficient de conversion de l’électricité pourrait sortir 700 000 résidences principales de leur classement actuel.

Isabelle Gasquet de Reporterre souligne que « ce n’est pas parce qu’on change les règles du DPE que le logement deviendra miraculeusement confortable pour les locataires ».

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Cela montre que bien que les ajustements techniques soient bénéfiques, ils ne suffisent pas à réduire les factures d’énergie ou à améliorer directement le confort des habitants. Des réformes plus larges et des investissements dans l’infrastructure sont nécessaires pour des améliorations durables.

Les propriétaires et les défis à relever

Les propriétaires de ces logements sont souvent âgés et disposent de revenus modestes. Selon le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, 17,7 % des logements du parc locatif privé appartenant à des personnes de plus de 80 ans sont concernés. Cette situation sociale est complexe, car ces propriétaires ont souvent moins de ressources pour financer les rénovations nécessaires.

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Le SDES souligne que l’interprétation de la diminution des passoires énergétiques est délicate. Cette baisse peut être due à une amélioration réelle, mais également influencée par les actions des diagnostiqueurs et des propriétaires. Cela pose des défis pour garantir que les réductions observées reflètent des améliorations tangibles des conditions de vie et de l’efficacité énergétique.

Perspectives d’avenir

Pour réduire encore le nombre de passoires énergétiques, des mesures supplémentaires sont nécessaires. Les incitations financières, les subventions pour les rénovations énergétiques, et l’éducation des propriétaires jouent un rôle crucial. Le gouvernement et les acteurs du secteur doivent travailler de concert pour développer des solutions efficaces et durables.

L’objectif est de rendre les habitations plus confortables et moins énergivores, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Les initiatives actuelles montrent que le chemin est encore long, mais elles ouvrent la voie à des avancées futures. Comment ces efforts pourront-ils être intensifiés pour répondre aux besoins énergétiques de demain tout en protégeant les populations vulnérables ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Eva Laurent

L’actualité, remise en perspective

Eva Laurent

Eva Laurent a été secrétaire de rédaction dans un quotidien régional pendant une douzaine d'années avant de rejoindre Newsly. Elle y suit l'actualité générale, surtout l'international et l'économie, et relit une grande partie des articles publiés. Elle date chaque chiffre et renvoie vers la source d'origine. Elle apprend le portugais depuis deux ans.