Culture

« Cléopâtre a quitté l’Égypte pour ouvrir un kebab à Marseille » : cette perle du brevet 2025 fait exploser de rire les correcteurs et interroge sur l’enseignement

Irène Castelnau Par Irène Castelnau
4 min de lecture
« Cléopâtre a quitté l’Égypte pour ouvrir un kebab à Marseille » : cette perle du brevet 2025 fait exploser de rire les correcteurs et interroge sur l’enseignement
Illustration de perles humoristiques des élèves dans les copies du brevet 2025.
EN BREF
  • 🎓 Les copies du brevet 2025 ont révélé des perles mémorables, soulignant l’imagination des élèves.
  • 📚 En histoire-géographie, des erreurs cocasses, comme confondre le Brexit avec une décolonisation, ont été relevées.
  • ✍️ En français, des interprétations inattendues ont montré une créativité débordante, malgré des réponses incorrectes.
  • 🔬 Les sciences ont révélé des analogies surprenantes, mettant en lumière une approche imaginative des concepts scientifiques.

Chaque année, le brevet des collèges réserve son lot de surprises et d’amusement aux correcteurs. En 2025, certaines copies ont dévoilé des perles particulièrement mémorables, témoignant de l’imagination débordante des élèves. Ces maladresses, souvent poétiques ou surréalistes, sont devenues virales et ont marqué cette session. De l’histoire-géographie au français, en passant par les mathématiques et les sciences, les réponses inattendues des élèves ont souvent fait sourire, parfois même rire, les enseignants. Alors que plus de 850 000 candidats attendent leurs résultats, ces anecdotes offrent un regard léger et humoristique sur le contexte stressant des examens.

Les bourdes en histoire-géographie

En histoire-géographie, les élèves ont rivalisé d’ingéniosité, souvent involontaire, pour répondre aux questions posées. Lorsque l’on demandait de situer un événement entre 1945 et aujourd’hui, certains ont choisi d’inscrire la date de naissance de leurs parents. D’autres ont confondu décolonisation et Brexit, affirmant que le Royaume-Uni s’était décolonisé avec sa sortie de l’Union européenne. Les questions sur l’égalité hommes-femmes ont également suscité des réponses surprenantes. Un élève a suggéré que, bien que les femmes puissent accéder à des métiers nécessitant un haut niveau d’études, elles restent meilleures en cuisine.

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. Ces erreurs, bien que cocasses, reflètent parfois des lacunes inquiétantes dans l’enseignement de l’histoire contemporaine.

L’imagination débordante en français

Les copies de français ont également livré leur lot de réponses inattendues. À la question concernant la venue de Simone de Beauvoir à Marseille, un élève a répondu que c’était pour profiter des loyers moins chers qu’à Paris. Un autre a jugé qu’un tableau ne pouvait illustrer le texte car « le ciel est gris alors qu’à Marseille, il fait toujours beau ». Les références culturelles n’ont pas été en reste. Un élève a interprété la venue à Marseille comme une allusion à la victoire de l’Olympique de Marseille en 1993

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« Car Marseille à jamais les premiers »

. Ces interprétations témoignent d’une créativité certaine, même si elles ne répondent pas toujours aux attentes académiques.

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Les erreurs amusantes en mathématiques

Les mathématiques, matière souvent redoutée, n’ont pas échappé aux approximations humoristiques. À la question sur la probabilité de tirer un nombre pair parmi plusieurs boules, certains élèves ont simplifié le problème à « 1 chance sur 2 car il y a que deux choix : pair ou impair ». Une autre question demandait de comparer la vitesse de nage d’un poisson rouge à celle d’un élève. La réponse d’un élève, soulignant que le poisson ne devait pas remonter à la surface pour respirer, a fait sourire les correcteurs. Enfin, un élève a répondu, avec une touche d’espoir, que le programme devait doubler le nombre de départ à chaque fois, comme souhaité par Zoé.

Les sciences et les comparaisons inattendues

En sciences, les élèves ont démontré une capacité à faire des analogies surprenantes. Lorsqu’il était question de l’intérêt d’avoir plusieurs plants dans une expérience scientifique, un élève a comparé cela à la nécessité de goûter plusieurs frites avant de juger de leur qualité. Concernant l’impact du grignotage des feuilles sur la production de pommes de terre, un élève a expliqué que les plantes fatiguées donnaient des « patates petites ». Enfin, lorsqu’il fallait déterminer si le dioxygène était un atome ou une molécule, plusieurs élèves ont décrit O₂ comme « une molécule, parce que O tout seul c’est l’atome, O₂ c’est quand il trouve un ami ». Ces réponses, bien que erronées, révèlent une certaine logique enfantine et une approche imaginative des sciences.

Les anecdotes recueillies lors de cette session du brevet 2025 offrent une perspective divertissante sur les challenges éducatifs actuels. Elles soulignent l’importance de repenser certaines méthodes pédagogiques pour combler certaines lacunes. Au-delà du rire qu’elles suscitent, ces perles posent une question essentielle : comment améliorer la compréhension des élèves face à des sujets souvent perçus comme complexes et éloignés de leur quotidien ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Irène Castelnau

L’actualité, remise en perspective

Irène Castelnau

Bibliothécaire pendant trente ans, dont vingt dans une médiathèque de la banlieue toulousaine, Irène Castelnau écrit pour Newsly sur la culture, la société et la consommation. Elle traite aussi l'économie du quotidien : prix, budget des ménages, aides publiques. Elle aime revenir sur un sujet quelques mois plus tard pour voir ce qui a changé. Elle joue du violoncelle dans un orchestre amateur.